Les propositions
Combien de phrases dans une seule phrase ? Compte les verbes.
L'essentiel
Une proposition, c'est un bout de phrase construit autour d'UN verbe conjugué. S'il y a un seul verbe, c'est une proposition indépendante. S'il y en a plusieurs, il y a souvent une proposition principale (autonome) et une ou plusieurs subordonnées, accrochées à elle par un mot subordonnant : pronom relatif (qui, que, dont, où) → subordonnée relative ; conjonction (que, parce que, quand…) → subordonnée conjonctive.
L'idée à retenir
Une proposition est un ensemble de mots organisé autour d'UN verbe conjugué. On distingue la proposition principale et la proposition subordonnée (relative ou conjonctive). Un subordonnant (qui, que, parce que…) relie la subordonnée à la principale.
Comprendre
Pour analyser une phrase complexe, on la découpe en propositions. La règle de base : il y a en général autant de propositions que de verbes conjugués. Une proposition est donc un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué (le noyau de la proposition).
On distingue trois grands cas. La proposition indépendante se suffit à elle-même : elle a un sens complet et ne dépend d'aucune autre, et elle n'en commande aucune (Le soleil brille.). La proposition principale est, dans une phrase complexe, la proposition « chef » : elle pourrait exister seule et elle commande une ou plusieurs subordonnées (Je sais que tu viendras : « Je sais » est la principale).
La proposition subordonnée, elle, ne peut pas exister seule : elle dépend d'une autre proposition et lui est rattachée par un mot subordonnant. On reconnaît deux types principaux de subordonnées au collège. La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où, lequel) et complète un nom appelé l'antécédent (Le livre que j'ai lu est passionnant : « que j'ai lu » complète le nom « livre »).
La subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination (que, parce que, quand, lorsque, si, comme…) et complète le plus souvent le verbe de la principale (Je pense que tu as raison ; Il pleure parce qu'il est triste). Le repère décisif est donc double : compter les verbes conjugués pour savoir combien il y a de propositions, et repérer le mot subordonnant qui ouvre une subordonnée (pronom relatif → relative ; conjonction → conjonctive). Bien découper une phrase en propositions est essentiel pour comprendre sa construction, la ponctuer correctement et accorder les verbes.
Le cours
Une proposition est une unité syntaxique organisée autour d'un verbe conjugué : on compte généralement autant de propositions qu'il y a de verbes conjugués dans la phrase. Une phrase qui ne contient qu'un seul verbe conjugué est une phrase simple, formée d'une seule proposition ; une phrase qui en contient plusieurs est une phrase complexe, formée de plusieurs propositions reliées entre elles. On classe les propositions selon leur degré d'autonomie.
La proposition indépendante a un sens complet, ne dépend d'aucune autre et n'en commande aucune ; deux indépendantes peuvent être juxtaposées (séparées par une virgule, un point-virgule) ou coordonnées (reliées par mais, ou, et, donc, or, ni, car). La proposition principale est la proposition dont dépendent une ou plusieurs subordonnées : elle pourrait fonctionner seule. La proposition subordonnée ne peut pas s'employer seule ; elle dépend d'une autre proposition (principale ou subordonnée de rang supérieur) et lui est reliée par un mot subordonnant.
Au collège, on distingue principalement deux subordonnées. La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses formes) ; elle complète un nom ou un pronom de la proposition dont elle dépend, appelé son antécédent, et joue le rôle d'un complément de ce nom (La maison qui est au coin de la rue : « qui est au coin de la rue » complète « maison »). La proposition subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, lorsque, comme, puisque, parce que, afin que, si…) ; elle complète le plus souvent le verbe de la principale et occupe alors une fonction par rapport à ce verbe (par exemple COD : Je crois qu'il viendra).
Pour analyser une phrase complexe, la méthode est constante : repérer et compter les verbes conjugués, délimiter chaque proposition, identifier la principale, puis nommer chaque subordonnée d'après le mot qui l'introduit — pronom relatif pour une relative, conjonction de subordination pour une conjonctive. Cette analyse éclaire la construction de la phrase, guide la ponctuation et sécurise les accords des verbes.
Vois cette notion fonctionner : la scène animée, plan par plan →
Les erreurs fréquentes
- Confondre la subordonnée relative et la subordonnée conjonctive en regardant seulement le mot « que ».
- Il faut regarder ce que « que » remplace : s'il reprend un nom juste avant (antécédent), c'est un pronom relatif → relative (le livre que j'ai lu). S'il introduit une proposition complétant le verbe sans reprendre un nom, c'est une conjonction → conjonctive (je sais que tu viens).
- Croire qu'une proposition subordonnée peut former une phrase à elle seule.
- Une subordonnée dépend toujours d'une autre proposition : « que tu viennes » seul n'a pas de sens complet. Seules l'indépendante et la principale peuvent être autonomes.
Tu maîtrises la notion si…
- Compter les verbes conjugués pour repérer le nombre de propositions et délimiter chacune.
- Identifier une proposition indépendante, une proposition principale et une proposition subordonnée dans une phrase.
- Distinguer la subordonnée relative (pronom relatif, complète un nom) de la subordonnée conjonctive (conjonction, complète le verbe).
Vérifie que tu as compris
Dans « Je lis le livre que tu m'as offert », « que tu m'as offert » est une proposition…
Réponse subordonnée relative
Elle est introduite par le pronom relatif « que » et complète le nom « livre » : c'est une subordonnée relative.
Dans « Je pense que tu as raison », « que tu as raison » est une proposition…
Réponse subordonnée conjonctive
Elle est introduite par la conjonction « que » et complète le verbe « pense » (COD) : c'est une subordonnée conjonctive, pas une relative (qui complète un nom).
S'entraîner sur cette notion
La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.
Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
Une proposition s'organise autour d'un verbe conjugué.
Compte les verbes conjugués : un verbe = une proposition.
Deux verbes → une principale et une subordonnée.
La principale peut exister seule ; la subordonnée dépend d'elle.
Trouve le mot qui rattache la subordonnée à la principale.
C'est souvent qui, que, dont, où, ou parce que / quand.
Relative (qui/que…) vs conjonctive (que / parce que…).
Une relative complète un nom ; une conjonctive complète le verbe.
Au brevet, cette notion tombe dans ces sujets
- La commandante — Mariette Navarro
DNB 2026 · Asie-Pacifique · Français - La nuit de l’éclaireur — Blaise Cendrars
DNB 2026 · Métropole · Français - La broche du souvenir — un exil vers le Liban
DNB 2025 · Asie-Pacifique · Français - Le nouveau — Charles Bovary entre en classe
DNB 2025 · Antilles-Guyane · Français - L'arrivée à Marseille — une vie à inventer
DNB 2025 · Métropole · Français - Les Femmes savantes — faut-il instruire les femmes ?
DNB 2025 · Nouvelle-Calédonie · Français - Teahupo'o — le surfeur et la vague géante
DNB 2025 · Polynésie · Français - Les gueules cassées — Marc Dugain, La chambre des officiers
DNB 2024 · Métropole · Français