Le déplacement des êtres vivants
Des poissons de mers chaudes sont pêchés de plus en plus au nord. Pourquoi se déplacent-ils ?
En une phrase
Quand le climat se réchauffe, chaque espèce voit la zone qui lui convient se déplacer (vers les pôles ou en altitude). Les êtres vivants la suivent, s'adaptent, ou disparaissent.
L'idée à retenir
Chaque espèce est adaptée à un certain climat. Quand ça se réchauffe, sa zone favorable se déplace (vers les pôles ou en altitude) : l’espèce la suit (migre), s’adapte, ou disparaît.
Comment ça marche, étape par étape
- Chaque espèce vit là où le climat lui convient. Quand la Terre se réchauffe, sa zone favorable se déplace vers les pôles (plus frais) — et l’espèce suit ce déplacement.
- Face au déplacement de sa zone favorable, une espèce n’a que trois réponses possibles : la SUIVRE (migrer), S’ADAPTER aux nouvelles conditions, ou DISPARAÎTRE localement.
Comprendre
Puisque chaque espèce est adaptée à un certain climat, le réchauffement déplace les régions où elle peut vivre. Les zones favorables se décalent vers les pôles ou vers les altitudes plus élevées, là où il fait plus frais. Face à ce changement, un être vivant a trois possibilités : suivre le déplacement de sa zone favorable (migrer), s'adapter aux nouvelles conditions, ou, s'il ne peut faire ni l'un ni l'autre, disparaître localement.
On observe déjà ces déplacements : des plantes et des animaux qu'on trouvait plus au sud apparaissent plus au nord, ou montent en altitude. Le réchauffement réorganise ainsi la répartition des êtres vivants à la surface de la Terre — une conséquence centrale du changement climatique sur la biodiversité.
Le cours
La répartition des êtres vivants suit celle des climats : chaque espèce vit là où la température et l'humidité lui conviennent. Quand le climat se réchauffe, les zones qui réunissent ces bonnes conditions se déplacent. En général, elles se décalent vers les pôles (où il fait plus frais) et vers les sommets des montagnes (où la température baisse avec l'altitude).
Pour un être vivant, ce déplacement de sa zone favorable impose une réponse, et il n'y en a que trois possibles. La première est de suivre : de nombreuses espèces, animales comme végétales, étendent peu à peu leur présence vers le nord ou vers le haut des montagnes. La deuxième est de s'adapter : modifier son rythme de vie (fleurir plus tôt, se reproduire à un autre moment) pour rester compatible avec les nouvelles conditions.
La troisième, quand ni le déplacement ni l'adaptation ne sont possibles — par exemple pour une espèce déjà au sommet d'une montagne, ou trop lente à se déplacer —, est la disparition locale. Ces déplacements sont déjà observés et documentés : poissons de mers chaudes remontant vers le nord, insectes ou plantes gagnant des régions auparavant trop fraîches. En réorganisant qui vit où, le réchauffement modifie les milieux et la biodiversité : c'est l'une des conséquences les plus importantes du changement climatique sur le vivant.
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Les erreurs fréquentes
- Les espèces ne sont pas concernées par le réchauffement, elles restent où elles sont sans problème.
- Comme chaque espèce dépend du climat, le réchauffement déplace sa zone favorable : elle doit suivre, s'adapter ou risque de disparaître localement.
- Toutes les espèces peuvent simplement se déplacer pour suivre le climat.
- Certaines ne le peuvent pas (espèces lentes, déjà au sommet d'une montagne, milieux isolés) : pour elles, le risque de disparition est réel.
Tu maîtrises la notion si…
- Relier le réchauffement climatique au déplacement de la répartition de certaines espèces.
- Expliquer qu'une espèce peut suivre son climat, s'adapter ou disparaître quand le climat change.
Vérifie que tu as compris
Avec le réchauffement, une espèce voit sa zone climatique favorable se déplacer. Quelles sont ses trois réponses possibles ?
Réponse Suivre sa zone (migrer vers les pôles ou en altitude), s'adapter, ou disparaître
Chaque espèce est liée à un climat : quand sa zone favorable se décale, elle peut la suivre, s'adapter aux nouvelles conditions, ou, si elle ne le peut pas, disparaître localement.
Sur une carte de France, la limite nord de l'aire de la chenille processionnaire du pin est tracée à plusieurs dates : elle remonte d'une cinquantaine de kilomètres par décennie. Que montre cette carte ?
Réponse L'aire de l'espèce se déplace vers le nord
Une limite d'aire qui se décale d'une date à l'autre montre un déplacement de l'espèce. Ici elle gagne vers le nord, ce qu'on relie à des hivers plus doux.
S'entraîner sur cette notion
La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.
Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
La zone favorable se déplace vers les pôles et en altitude ; l’espèce suit.
L’espèce cherche le climat qui lui convient. Quand il se réchauffe, vers où ce climat frais se déplace-t-il ?
Trois réponses possibles : suivre (migrer), s’adapter, ou disparaître.
Face à un climat qui change, une espèce n’a que trois issues : partir avec, changer ses habitudes, ou s’éteindre.
Sa zone fraîche monte : on l’observe de plus en plus haut sur la pente.
En montagne, le frais est en hauteur. Si le bas se réchauffe, dans quel sens la plante doit-elle remonter ?
Île plate isolée : ni monter ni migrer → sans adaptation, l’espèce disparaît localement.
Sur une île basse et isolée, l’animal ne peut ni gravir ni rejoindre une autre terre. Que lui reste-t-il comme issue ?