Diversité et unicité
Sur 8 milliards d’humains, pourquoi es-tu unique ?
En une phrase
La diversité génétique, c'est le fait qu'au sein d'une même espèce, chacun reçoit une combinaison d'allèles qui n'est qu'à lui : personne n'a exactement le même programme génétique qu'un autre.
L'idée à retenir
Comme chaque individu reçoit une combinaison d'allèles unique, les individus d'une même espèce sont tous génétiquement différents : c'est la diversité génétique (sauf les vrais jumeaux).
Comment ça marche, étape par étape
- Dans une même espèce, les individus sont tous génétiquement différents : chacun porte une combinaison d'allèles qui n'est qu'à lui. C'est la diversité génétique.
- Deux personnes ont les mêmes gènes aux mêmes places sur leurs chromosomes, mais pas les mêmes versions (allèles) — sauf les vrais jumeaux, nés d'une même cellule-œuf.
Comprendre
Lors de la reproduction sexuée, chaque individu reçoit, par le brassage, une combinaison d'allèles qui lui est propre. Comme il existe d'innombrables combinaisons possibles, deux individus d'une même espèce ne se retrouvent jamais avec exactement le même programme génétique. C'est pour cela que, au sein d'une population ou d'une espèce, tous les individus sont génétiquement différents : c'est la diversité génétique.
Le cours
Au sein d'une même espèce, tous les individus possèdent les mêmes gènes, mais pas les mêmes versions de ces gènes : ils ont des allèles différents. Lors de la reproduction sexuée, le brassage mélange à chaque fois les allèles des deux parents et en distribue une combinaison nouvelle à chaque descendant. Le nombre de combinaisons possibles est immense, si bien que chaque individu reçoit un assortiment d'allèles qui n'appartient qu'à lui.
C'est ce qui explique que, dans une population, on observe une grande variété : des tailles, des couleurs d'yeux, des groupes sanguins différents. Cette diversité génétique est une conséquence directe de la reproduction sexuée et du brassage. Elle se lit ainsi : brassage → combinaison d'allèles unique par individu → diversité génétique de l'espèce.
La diversité n'est donc pas un hasard isolé : elle est produite, génération après génération, par le mélange des allèles.
Vois cette notion fonctionner : la scène animée, plan par plan →
Les erreurs fréquentes
- Deux personnes (qui ne sont pas de vrais jumeaux) pourraient avoir par hasard exactement le même programme génétique.
- Le nombre de combinaisons d'allèles possibles est tellement grand que deux individus n'ont jamais exactement le même programme génétique ; le brassage produit à chaque fois une combinaison nouvelle.
Tu maîtrises la notion si…
- Expliquer que la diversité génétique vient du brassage qui donne à chaque individu une combinaison d'allèles unique.
- Relier la diversité génétique d'une espèce à la reproduction sexuée.
- Argumenter pourquoi deux individus d'une même espèce ne sont jamais génétiquement identiques (sauf vrais jumeaux).
S'entraîner sur cette notion
La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.
Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
Dans une espèce, les individus sont tous différents.
Observe les pastilles sous chaque personne : y en a-t-il deux pareilles ? Qu'est-ce que ça dit des programmes génétiques ?
Chacun a une combinaison d’allèles qui lui est propre.
Suis les signatures colorées des grands-parents aux enfants : un enfant porte-t-il la signature de quelqu’un d’autre ? Que s’est-il passé à chaque reproduction ?
Argumente que la reproduction sexuée crée la diversité.
Les graines d’une même tomate ont-elles toutes reçu la même combinaison d’allèles, ou y a-t-il eu un brassage à chaque graine ?
Explique l’exception : les vrais jumeaux, identiques.
D’où viennent de vrais jumeaux : d’une cellule-œuf ou de deux ? Qu’est-ce que cela implique pour leur programme ?
Au brevet, cette notion tombe dans ce sujet
Dans le même chapitre
- Héréditaire ou pas ?
- L'influence du milieu
- Le programme génétique
- Les chromosomes
- L'ADN
- Lire un caryotype
- Le gène
- Les allèles
Voir tout le chapitre « Reproduction, stabilité et diversité des phénotypes » →