Habiter la terre : le poète face au monde
Ce chapitre se travaille en 3 notions. Chacune a sa page : une scène qui la montre en mouvement, l'idée à retenir, et les quatre étapes pour la maîtriser — de « reconnaître » à « transférer ».
Ce que tu apprends dans ce chapitre
- Habiter la terre en poèteUn beau paysage : la colline, la rivière, le grand arbre. Quelqu'un le traverse tête baissée, dos au décor — il y est, mais il n'y est pas. Que lui…
Un beau paysage : une colline, une rivière, un grand arbre. Quelqu'un le traverse d'un pas pressé, tête baissée, dos au décor — il y est, mais il n'y est pas vraiment : il OCCUPE le lieu, comme…
- Chanter la beauté, dire les tensionsUn seul paysage : à gauche le champ doré, à droite les cheminées et leurs fumées. La carte postale couperait l'usine ; le tract couperait le champ. Le…
Regarde ce paysage d'un seul tenant : à gauche, un champ doré, des arbres, la lumière du soir ; à droite, au loin, des cheminées d'usine et leurs fumées. Trois personnes le décrivent. La première ne garde que…
- La terre fragile : le chant d'alertePersonne n'a abattu ce grand arbre — et pourtant sa moitié droite s'efface, branche après branche, pendant que la rivière montre ses galets. Comment une…
Regarde ce grand arbre. Sa moitié gauche est pleine de feuilles et d'oiseaux ; sa moitié droite s'efface — branches nues, à peine dessinées, feuilles tombées. En bas, la rivière : pleine d'un côté, à sec de l'autre.…
Ce que tu dois savoir faire
À la fin de ce chapitre, voici ce que tu dois être capable de faire. Chaque ligne est un objectif du programme — retrouve-le dans la notion qui le travaille.
- Identifier ce qui distingue HABITER un lieu d'OCCUPER un lieu : être au monde avec attention, y avoir sa demeure et en prendre soin — au lieu de le traverser sans le voir.
- Relier la figure du poète habitant — ni touriste ni propriétaire — au titre de l'entrée du programme (« habiter la terre en poète ») et à l'idée de la terre comme demeure partagée.
- Identifier le double regard du poète — le même chant peut émerveiller ET alerter — et la formule du programme : saisir « à la fois la beauté et les tensions » du monde.
- Interpréter le contraste comme ressort poétique (lumière/ombre, champ/usine) : ni carte postale ni tract, le poème tient les deux ensemble.
- Identifier la mission du poète face à son temps : mettre en lumière les injustices, les inégalités et les contradictions — et la relier à « Melancholia » de Victor Hugo (Les Contemplations, 1856), sur le travail des enfants.
- Expliquer que le poème dit l'injustice par l'IMAGE et le RYTHME, pas par le discours : « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? » fait voir ce qu'un rapport chiffré ne fait qu'énoncer.
- Relier la sensibilité du poète à la fragilité de son environnement à la figure de la sentinelle de la terre : dire ce qui s'efface (rivières, oiseaux, saisons) avant que cela disparaisse.
- Interpréter le geste de l'écopoésie contemporaine — l'inventaire amoureux du vivant menacé — et reconnaître que les romantiques, déjà, regardaient la nature comme un être qu'on peut blesser, pas comme un décor.
- Relier les deux chapitres de l'entrée : de la contemplation (le regard qui veille) au soin (la parole qui prend soin) — écrire pour faire attention, nommer pour protéger.
- Argumenter, à l'échelle de son propre lieu (la cour, la rue, la rivière d'à côté), que « habiter le monde en poète est une manière d'observer, de célébrer et de questionner ce qui l'entoure » (formule finale de l'entrée).
Les autres notions au programme de ce chapitre
Elles sont travaillées dans Azulma (cours, quiz, entraînement) ; leur scène arrive.
Au brevet
Aucun des sujets publiés ne cite nommément les notions de ce chapitre — mais le Français tombe au DNB : 13 sujets de brevet de Français, corrigés et guidés pas à pas.
Réviser « Habiter la terre : le poète face au monde »
Les scènes s'animent pas à pas, Lucy explique, le quiz fait le point. Gratuit pour commencer.
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