Mythes en scène : les questions éternelles
Ce chapitre se travaille en 3 notions. Chacune a sa page : une scène qui la montre en mouvement, l'idée à retenir, et les quatre étapes pour la maîtriser — de « reconnaître » à « transférer ».
Ce que tu apprends dans ce chapitre
- Née de la Cité : la tragédie aux concoursAthènes, un matin de printemps du Ve siècle av. J.-C. Des milliers de citoyens gravissent la colline — riches et pauvres, la Cité entière. Ils ne vont ni…
Imagine plutôt une immense fête officielle qu'une soirée au spectacle. Nous sommes à Athènes, au Ve siècle av. J.-C. Chaque printemps, la Cité célèbre les Grandes Dionysies, la fête du dieu Dionysos — et le sommet de la…
- Relier le présent aux questions éternellesUne règle contestée cette semaine ; un édit affiché à Thèbes il y a vingt-cinq siècles. Entre les deux, une jeune fille debout sur un pont. Le programme…
Prends une actualité de cette semaine — une règle contestée, un hommage à des disparus, quelqu'un qui se dresse seul contre tous. Dans un mois, cette actualité sera remplacée par une autre. Mais derrière elle, il y a…
- S'interroger sur soi et sur le mondeTu connais la fin depuis toujours — et pourtant ton cœur se serre quand Antigone marche vers la mort. Aristote a nommé ce qui t'arrive : la catharsis.…
Dernière étape du chapitre : que se passe-t-il DANS le spectateur ? Tu es assis dans les gradins. Sur scène, Antigone marche vers la mort. Tu sais que l'histoire est un mythe, tu en connais la fin depuis…
Ce que tu dois savoir faire
À la fin de ce chapitre, voici ce que tu dois être capable de faire. Chaque ligne est un objectif du programme — retrouve-le dans la notion qui le travaille.
- Identifier le cadre de naissance de la tragédie : les concours tragiques des Grandes Dionysies (Athènes, Ve siècle av. J.-C.) — fête de Dionysos organisée par la Cité, trois poètes en compétition, jury de citoyens, public de milliers de spectateurs (Eschyle, Sophocle, Euripide).
- Expliquer pourquoi le théâtre grec est un événement civique (la Cité organise, juge et regarde ; aide aux plus pauvres) et pourquoi puiser dans les mythes n'est pas fuir le présent : le lien direct avec les événements de la Cité (Antigone ≈ 441 av. J.-C. ; Les Perses, 472 av. J.-C.).
- Identifier ce qu'est un mythe (récit traditionnel transmis, dieux et héros, connu de tous) et situer les grands cycles mobilisés par la tragédie : Thèbes (Œdipe, Antigone), les Atrides (Électre, Oreste), Troie.
- Interpréter le déplacement d'intérêt du quoi vers le comment (la fin étant connue, tout se joue dans le choix du moment, de l'éclairage, des mots) et exploiter la preuve des trois Électre (Eschyle, Sophocle, Euripide) : le mythe partagé est un langage commun de la Cité.
- Relier des éléments du présent (faits datés : un édit, une actualité) aux questions éternelles qu'ils réveillent (jusqu'où obéir ? que doit-on aux morts ? que peut l'individu face à l'État ?), en restituant et attribuant la formule d'Olivier Py citée par le programme.
- Interpréter le changement d'étage dans Antigone (Sophocle, ≈ 441 av. J.-C., trad. Leconte de Lisle) : montrer comment une réplique généralise le conflit daté — « les lois non écrites et immuables des Dieux », « Il n'est point de ville qui soit à un seul homme » — et distinguer élément du présent (qui passe) et question éternelle (qui reste).
- Expliquer ce qu'est réécrire un mythe (reprendre une matière connue en faisant de nouveaux choix : couper, transposer, déplacer l'accent — source exhibée) et le distinguer du plagiat (source cachée) et de la copie (aucun choix).
- Relier chaque réécriture à son époque sur la lignée des Antigone — Sophocle (≈ 441 av. J.-C.), Cocteau (1922), Anouilh (création en février 1944 à Paris, sous l'Occupation — fait historique), Brecht (1948), scènes contemporaines — et expliquer que le sens se fabrique à deux : la pièce propose, l'époque dispose.
- Interpréter la définition d'Aristote (Poétique, trad. Ruelle) — la tragédie opère « par la pitié et la terreur la purgation des passions de la même nature » — : nommer les deux émotions, expliquer la purgation (cadre sûr, spectateur éclairci) et l'image du masque-miroir.
- Argumenter que le spectacle du mythe débouche sur un questionnement (« questionner les valeurs sociales », « s'interroger sur eux-mêmes et sur le monde » — BO) et non sur une leçon de morale, puis situer le débouché civique : la question intime devient débat public (transition vers le chapitre « la scène et la Cité »).
Les autres notions au programme de ce chapitre
Elles sont travaillées dans Azulma (cours, quiz, entraînement) ; leur scène arrive.
Au brevet
Aucun des sujets publiés ne cite nommément les notions de ce chapitre — mais le Français tombe au DNB : 13 sujets de brevet de Français, corrigés et guidés pas à pas.
Réviser « Mythes en scène : les questions éternelles »
Les scènes s'animent pas à pas, Lucy explique, le quiz fait le point. Gratuit pour commencer.
Ouvrir ce chapitre dans Azulma →