Histoire-Géo · EMC · 5ᵉ

Vers une agriculture durable

Histoire-Géo · EMC 5ᵉ Nourrir l'humanité : la sécurité alimentaire

Le monde produit assez pour tous, et pourtant certains ont faim pendant que d’autres jettent : comment produire et consommer autrement ?

Voir la scène entière dans Azulma Ici, une seule vue — vivante. Dans l'app, la scène complète se déroule plan par plan, la mascotte de la matière explique, puis tu t'entraînes.

L'essentiel

Face aux limites de l'agriculture productiviste, on développe une agriculture durable. Son but est de produire assez de nourriture pour tous, mais sans abîmer la planète et en permettant aux agriculteurs de bien vivre de leur travail. Elle repose sur plusieurs pratiques concrètes.

L'agroécologie s'inspire du fonctionnement de la nature pour cultiver sans épuiser le sol. L'agriculture biologique se passe des pesticides et des engrais chimiques de synthèse (elle n'utilise que des produits d'origine naturelle). La rotation des cultures change les plantes cultivées d'une année à l'autre pour garder un sol fertile.

On réduit l'usage des pesticides. Les circuits courts consistent à vendre les produits sans intermédiaire (ou avec un seul) entre le producteur et le consommateur, souvent tout près du lieu de production, ce qui évite de longs transports. On lutte aussi contre le gaspillage alimentaire, pour ne pas jeter la nourriture produite.

L'agriculture durable cherche l'équilibre entre trois piliers du développement durable : l'économie (un bon revenu pour les paysans), le social (nourrir tout le monde) et l'environnement (préserver la nature). C'est en respectant ces trois piliers à la fois qu'on peut nourrir l'humanité sans détruire la planète : c'est le sens des ODD 2 (faim zéro, agriculture durable) et 12 (consommation et production responsables) de l'ONU.

L'idée à retenir

Le monde produit assez de nourriture (≈ 2 800 kcal disponibles par habitant et par jour, FAO), mais environ un tiers est perdu ou gaspillé et le reste est inégalement consommé : ≈ 733 millions de personnes sous-alimentées en 2023 d’un côté, surpoids et obésité de l’autre. Le problème est la répartition et la consommation, pas la production. D’où l’agriculture durable : produire assez en respectant l’environnement et le revenu des agriculteurs — agroécologie (haies, rotation des cultures), agriculture biologique (sans produits chimiques de synthèse), circuits courts (au plus un intermédiaire), lutte contre le gaspillage — en équilibrant les trois piliers du développement durable (ODD 2, ODD 12).

Comment ça marche, étape par étape

  1. Idée clé (1/2) — Le monde produit de quoi nourrir tout le monde : ≈ 2 800 kcal sont disponibles par habitant et par jour (FAO), plus que les ≈ 2 700 nécessaires. Pourtant, environ un tiers de la nourriture produite est perdu (récolte, stockage, transport, surtout dans les pays pauvres) ou gaspillé (chez le consommateur, surtout dans les pays riches). Et le reste est inégalement consommé : ≈ 733 millions de personnes sous-alimentées en 2023 (FAO) d’un côté, ≈ 890 millions d’adultes obèses (OMS, 2022) de l’autre — l’obésité progressant le plus vite dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. C’est un problème de répartition et de consommation, pas de production.
  2. Idée clé (2/2) — L’agriculture durable veut produire assez sans abîmer les sols, l’eau et la biodiversité, tout en assurant un revenu aux agriculteurs. Ses pratiques : l’agroécologie (haies, rotation des cultures, associations de plantes), l’agriculture biologique (sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse), les circuits courts (vente directe ou un seul intermédiaire), la lutte contre le gaspillage (compost, invendus). Elle cherche l’équilibre des trois piliers du développement durable — environnement, social, économique — pour atteindre l’ODD 2 (Faim zéro) et l’ODD 12 (consommation et production responsables).

Comprendre

Une fois comprises les limites de l'agriculture productiviste, il faut expliquer la solution que proposent les géographes : l'agriculture durable. Son principe est de produire assez de nourriture tout en respectant l'environnement et en assurant un revenu correct aux agriculteurs. Il faut connaître ses pratiques concrètes.

L'agroécologie s'inspire du fonctionnement des écosystèmes pour cultiver sans épuiser la nature. L'agriculture biologique renonce aux pesticides et aux engrais chimiques de synthèse. La rotation des cultures consiste à alterner les plantes cultivées sur une parcelle d'une année à l'autre, ce qui maintient la fertilité du sol.

On cherche aussi à réduire l'usage des pesticides, à développer les circuits courts, c'est-à-dire la vente directe du producteur au consommateur ou avec un seul intermédiaire, souvent près du lieu de production, pour limiter les transports, et à lutter contre le gaspillage alimentaire. Une fois ces pratiques expliquées, il faut savoir justifier ce choix. Pourquoi préférer l'agriculture durable ?

Parce qu'elle permet de nourrir l'humanité en préservant les milieux : elle pollue moins, protège les sols, l'eau et la biodiversité, tout en faisant vivre les agriculteurs. Elle repose sur l'équilibre entre les trois piliers du développement durable : le pilier économique (des revenus corrects pour les paysans), le pilier social (nourrir tout le monde) et le pilier environnemental (préserver la nature pour les générations futures). C'est en tenant ces trois piliers ensemble, et non un seul, qu'on répond vraiment au défi alimentaire.

Retiens l'idée centrale : l'agriculture durable produit assez tout en respectant l'environnement et les agriculteurs, et on peut justifier ce choix parce qu'il permet de nourrir l'humanité aujourd'hui sans détruire les milieux dont dépendra l'agriculture de demain.

Le cours

Les limites de l'agriculture productiviste conduisent à chercher une autre manière de produire : l'agriculture durable. Il faut d'abord en expliquer le principe. Une agriculture durable cherche à produire assez de nourriture tout en respectant l'environnement et en assurant un revenu correct aux agriculteurs.

Elle refuse d'opposer la quantité produite et la protection de la nature : elle veut les concilier. Pour cela, elle s'appuie sur plusieurs pratiques concrètes qu'il faut connaître. L'agroécologie s'inspire du fonctionnement des écosystèmes pour cultiver sans épuiser la nature, par exemple en associant plusieurs plantes ou en protégeant les insectes utiles.

L'agriculture biologique renonce aux pesticides et aux engrais chimiques de synthèse, ce qui réduit la pollution des sols et de l'eau. La rotation des cultures consiste à alterner les plantes cultivées sur une même parcelle d'une année à l'autre, afin de maintenir la fertilité du sol. On cherche aussi à réduire l'usage des pesticides, à développer les circuits courts, c'est-à-dire la vente directe du producteur au consommateur, ou avec un seul intermédiaire, souvent près du lieu de production, pour limiter les transports et leurs pollutions, et à lutter contre le gaspillage alimentaire, pour ne pas jeter une nourriture produite avec des ressources.

Une fois ces pratiques présentées, il faut savoir justifier ce choix. Pourquoi préférer l'agriculture durable ? Parce qu'elle permet de nourrir l'humanité tout en préservant les milieux : elle pollue moins, protège les sols, l'eau et la biodiversité, et fait vivre les agriculteurs.

Elle repose sur l'équilibre entre les trois piliers du développement durable. Le pilier économique vise des revenus suffisants pour les paysans. Le pilier social vise à nourrir l'ensemble de la population.

Le pilier environnemental vise à préserver la nature pour les générations futures. C'est en tenant ces trois piliers ensemble, et non un seul, qu'on peut espérer atteindre une véritable sécurité alimentaire durable. L'ONU en a fait deux objectifs de développement durable : l'ODD 2 (éliminer la faim et promouvoir une agriculture durable) et l'ODD 12 (des modes de production et de consommation durables).

L'agriculture durable est donc la réponse au défi de nourrir l'humanité sans détruire la planète dont dépend l'agriculture de demain.

Vois cette notion fonctionner : la scène animée, plan par plan →

Les erreurs fréquentes

Croire que l'agriculture durable ne s'occupe que de protéger la nature, sans se soucier de nourrir les gens ni de faire vivre les agriculteurs.
L'agriculture durable cherche l'équilibre entre trois piliers : économique (un revenu correct pour les paysans), social (nourrir tout le monde) et environnemental (préserver la nature). Elle ne se résume donc pas à l'environnement : elle doit aussi faire vivre les agriculteurs et nourrir la population.
Penser qu'une agriculture durable est incapable de produire assez pour nourrir l'humanité.
L'agriculture durable vise justement à produire assez de nourriture, mais autrement : en respectant les sols, l'eau et la biodiversité, et en réduisant le gaspillage. Son but est bien de nourrir l'humanité, tout en préservant les milieux pour pouvoir continuer à produire demain.

Tu maîtrises la notion si…

  • Expliquer ce qu'est une agriculture durable : produire assez de nourriture en respectant l'environnement et le revenu des agriculteurs.
  • Citer des pratiques d'agriculture durable : agroécologie, agriculture biologique, rotation des cultures, circuits courts, lutte contre le gaspillage.
  • Justifier le choix d'une agriculture durable pour nourrir l'humanité en préservant les milieux, en la reliant aux trois piliers du développement durable.

Vérifie que tu as compris

  1. Qu'est-ce qu'une agriculture durable ?

    Réponse Une agriculture qui produit assez tout en respectant l'environnement et le revenu des agriculteurs

    L'agriculture durable cherche à produire assez de nourriture sans abîmer la planète et en permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail. Elle refuse d'opposer la production et la protection de la nature.

  2. Laquelle de ces pratiques appartient à l'agriculture durable ?

    Réponse L'agroécologie, les circuits courts et la lutte contre le gaspillage

    L'agriculture durable repose sur des pratiques comme l'agroécologie, l'agriculture biologique, la rotation des cultures, les circuits courts (vente directe du producteur au consommateur, ou avec un seul intermédiaire, souvent près du lieu de production) et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

  3. Sur quels trois piliers du développement durable repose l'agriculture durable ?

    Réponse Le pilier économique (revenu des paysans), le pilier social (nourrir tous) et le pilier environnemental (préserver la nature)

    L'agriculture durable cherche l'équilibre entre trois piliers : économique (un revenu correct pour les agriculteurs), social (nourrir tout le monde) et environnemental (préserver la nature pour les générations futures).

S'entraîner sur cette notion

La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.

Ouvrir cette scène dans Azulma →

Les quatre étapes pour maîtriser cette notion

Reconnaître

Une ferme qui produit sans épuiser le sol ni l’eau.

Observe les haies, la mosaïque de cultures, la mare : la nature travaille avec l’agriculteur.

Comprendre

Produire assez, préserver les milieux, faire vivre les agriculteurs.

Trois piliers en équilibre : environnement, social, économique — et des pratiques concrètes (agroécologie, bio, circuits courts, anti-gaspillage).

Appliquer

Bio = sans produits de synthèse ; circuit court = au plus un intermédiaire.

Compare sols, eau, biodiversité et revenu du paysan : la ferme durable préserve les milieux ET fait vivre l’agriculteur.

Transférer

On produit déjà assez ; un tiers se perd et le reste est mal réparti.

Le vrai problème est la répartition et le gaspillage : produire durablement ET consommer autrement (ODD 2, ODD 12) suffit à nourrir tout le monde.

Dans le même chapitre

Voir tout le chapitre « Nourrir l'humanité : la sécurité alimentaire » →