Vers l’égalité
Comment, malgré les inégalités, les femmes commencent-elles à conquérir des droits ?
L'essentiel
Au XIXe siècle, alors que les femmes sont maintenues dans une situation inférieure, certaines refusent cette injustice et réclament l'égalité : ce sont les premières revendications féministes. Ce combat a des racines anciennes : dès la Révolution, en 1791, Olympe de Gouges avait rédigé une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne pour réclamer l'égalité entre hommes et femmes. Au XIXe siècle, des femmes reprennent ce combat.
Elles demandent le droit à l'instruction, le droit de travailler et de disposer de leur salaire, l'égalité dans le mariage, et, de plus en plus, le droit de vote. Pour faire entendre leurs idées, elles créent des journaux : c'est la presse féministe, comme La Voix des femmes en 1848 ou La Citoyenne, fondée par Hubertine Auclert en 1881. Hubertine Auclert est justement l'une des grandes figures de ce combat : elle réclame avec force le droit de vote des femmes et contribue à répandre le mot "féministe". Peu à peu, à la fin du siècle, ce mot se diffuse pour désigner celles et ceux qui luttent pour l'égalité des femmes.
Ces militantes montrent que les femmes ne sont pas restées passives : elles ont été actrices de leur émancipation.
L'idée à retenir
Au XIXe siècle, des femmes réclament l’égalité : elles obtiennent l’accès à l’éducation (lycées de filles, 1880) et des militantes féministes portent leurs revendications. Mais elles restent exclues de la citoyenneté : le droit de vote n’arrive qu’en 1944.
Comprendre
Pour comprendre les débuts de la lutte pour l'égalité, il faut étudier les premières revendications féministes du XIXe siècle. Le mot le plus important est "égalité" : des femmes réclament publiquement les mêmes droits que les hommes. Ce combat a un précédent célèbre : pendant la Révolution, en 1791, Olympe de Gouges rédige une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, qui réclame l'égalité entre les sexes et répond à la Déclaration de 1789, réservée de fait aux hommes.
Au XIXe siècle, d'autres femmes reprennent ce combat. Leurs revendications sont précises : le droit à l'instruction, le droit de travailler et de disposer librement de leur salaire, l'égalité au sein du mariage, et, de plus en plus, le droit de vote. Pour diffuser ces idées, elles utilisent surtout la presse féministe : des journaux comme La Voix des femmes en 1848, ou La Citoyenne, fondée en 1881 par Hubertine Auclert.
Hubertine Auclert est l'une des figures majeures de ce mouvement : militante déterminée, elle réclame sans relâche le droit de vote des femmes et contribue à répandre le mot "féministe". C'est en effet à la fin du siècle que ce mot se diffuse, pour désigner celles et ceux qui luttent pour l'égalité des droits des femmes. Ces militantes rencontrent de nombreux obstacles et n'obtiennent pas encore gain de cause au XIXe siècle, mais elles posent les bases des combats qui aboutiront plus tard.
Retiens l'idée centrale : au XIXe siècle, des femmes comme Hubertine Auclert commencent à réclamer publiquement l'égalité des droits, y compris le droit de vote, grâce notamment à la presse féministe : ce sont les premières revendications féministes, et elles montrent que les femmes ont été actrices de leur émancipation.
Le cours
Au XIXe siècle, alors que la loi et la société maintiennent les femmes dans une situation inférieure, certaines refusent cette injustice et réclament publiquement l'égalité des droits : ce sont les premières revendications féministes. Ce combat a des racines dans la Révolution française. En 1791, Olympe de Gouges rédige une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, dans laquelle elle affirme que les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes, en réponse à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui ne concernait en réalité que les hommes.
Au XIXe siècle, d'autres femmes reprennent et prolongent ce combat. Leurs revendications sont concrètes : elles demandent le droit à l'instruction, le droit de travailler et de disposer librement de leur salaire, l'égalité au sein du mariage, et, de plus en plus, le droit de vote. Pour faire connaître leurs idées, ces militantes s'appuient surtout sur la presse féministe : elles fondent des journaux comme La Voix des femmes en 1848, pendant la révolution de cette année-là, ou La Citoyenne, créée en 1881 par Hubertine Auclert.
Cette dernière est l'une des grandes figures du mouvement : militante infatigable, elle réclame avec insistance le droit de vote des femmes et contribue à répandre le mot "féministe", qui se diffuse en France à la fin du siècle pour désigner celles et ceux qui luttent pour l'égalité des femmes. Ces femmes affrontent de nombreux obstacles : on se moque d'elles, on leur refuse la parole, et elles n'obtiennent pas encore satisfaction au XIXe siècle. Le mot "féminisme" lui-même se répand surtout dans les années 1890, à mesure que se multiplient les journaux, les associations et les premiers congrès consacrés à la défense des droits des femmes.
Mais leur action est décisive, car elle pose les bases des combats qui aboutiront plus tard, notamment au droit de vote en 1944. Identifier ces premières revendications féministes et expliquer le combat de figures comme Olympe de Gouges ou Hubertine Auclert est un attendu de la classe de 4e, car cela montre que les femmes ont été actrices de leur propre émancipation, et non de simples victimes.
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Les erreurs fréquentes
- Croire que les femmes du XIXe siècle acceptaient toutes leur situation sans jamais la contester.
- Dès la Révolution (Olympe de Gouges, 1791), puis tout au long du XIXe siècle, des femmes réclament l'égalité par la presse féministe et des associations. Hubertine Auclert, par exemple, réclame le droit de vote des femmes.
- Penser que le mot "féministe" et le combat pour le vote des femmes n'existaient pas encore au XIXe siècle.
- Le mot "féministe" se répand en France à la fin du siècle, notamment avec Hubertine Auclert, qui réclame dès cette époque le droit de vote des femmes.
Tu maîtrises la notion si…
- Identifier les premières revendications féministes du XIXe siècle : égalité des droits, droit à l'instruction et au travail, et de plus en plus droit de vote.
- Citer des figures et des moyens de ce combat : Olympe de Gouges (Déclaration des droits de la femme, 1791), Hubertine Auclert, et la presse féministe (La Citoyenne, 1881).
- Expliquer le rôle de militantes comme Hubertine Auclert, qui réclame le droit de vote et popularise le mot "féministe", et montrer que les femmes sont actrices de leur émancipation.
Vérifie que tu as compris
Quelle figure du XIXe siècle réclame le droit de vote des femmes et contribue à populariser le mot "féministe" ?
Réponse Hubertine Auclert
Hubertine Auclert, qui fonde le journal La Citoyenne en 1881, réclame sans relâche le droit de vote des femmes et contribue à répandre le mot "féministe" en France à la fin du siècle.
En 1791, pendant la Révolution française, qui rédige la "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" pour réclamer l'égalité ?
Réponse Olympe de Gouges
Dès 1791, Olympe de Gouges rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, en réponse à la Déclaration de 1789 réservée de fait aux hommes : un précédent célèbre du combat pour l'égalité.
Quel moyen les militantes utilisent-elles surtout pour diffuser leurs idées au XIXe siècle ?
Réponse La presse féministe, avec des journaux comme "La Citoyenne" (1881)
Pour faire entendre leurs revendications, les militantes fondent des journaux : c'est la presse féministe, comme La Voix des femmes en 1848 ou La Citoyenne, créée par Hubertine Auclert en 1881.
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Des femmes réclament l’égalité.
Premières militantes féministes.
L’éducation s’ouvre aux filles.
Lycées de filles à partir de 1880.
Éducation, accès à des métiers.
De vrais progrès, encore partiels.
Le droit de vote seulement en 1944.
La citoyenneté politique arrive tard.
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