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La place des femmes au XIXe siècle

Histoire-Géo · EMC 4ᵉ Conditions féminines dans une société en mutation (XIXe siècle)

Au XIXe siècle, quelle place la société réserve-t-elle aux femmes — et pourquoi est-elle inégale ?

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L'essentiel

Au XIXe siècle, la société française change avec l'industrialisation et les progrès de la République, mais la place réservée aux femmes reste très inégale par rapport à celle des hommes. Le Code civil, rédigé en 1804, organise cette inégalité au sein de la famille : la femme mariée doit obéissance à son mari, elle ne peut pas gérer librement ses biens, ni travailler, ni signer certains actes sans son autorisation. Juridiquement, elle est traitée comme une "incapable", presque comme une mineure, c'est-à-dire comme une personne qui ne décide pas seule.

Dans la société, et surtout dans la bourgeoisie, on attend avant tout des femmes qu'elles soient de bonnes épouses et de bonnes mères, dont la place serait au foyer, auprès des enfants : c'est l'image de la femme "au foyer". Les hommes, eux, occupent l'espace public : le travail reconnu, les affaires, la politique. Cette image ne correspond pourtant pas à la vie de toutes les femmes : dans les milieux populaires, beaucoup travaillent durement pour faire vivre leur famille.

La place des femmes est donc d'abord définie par la loi et par les habitudes de la société, dans un sens défavorable.

L'idée à retenir

Au XIXe siècle, la société assigne aux femmes un rôle surtout domestique et une position inférieure en droit : le Code civil (1804) les place sous l’autorité de leur mari. Elles sont exclues du vote et moins instruites.

Comprendre

Pour comprendre la société française du XIXe siècle, il faut étudier la place que celle-ci assigne aux femmes. Le mot le plus important est "autorité" : la société place les femmes sous l'autorité des hommes, d'abord du père, puis du mari. Cette infériorité est inscrite dans la loi.

Le Code civil, rédigé en 1804, organise la domination du mari dans la famille : la femme mariée lui doit obéissance, elle ne peut pas gérer librement ses biens, exercer une activité ou signer de nombreux actes sans son autorisation. Juridiquement, elle est traitée comme une "incapable", c'est-à-dire assimilée à une mineure : la loi considère qu'elle ne peut pas décider seule, comme si elle était encore une enfant. À cette infériorité juridique s'ajoute un rôle social très défini.

La société, surtout dans la bourgeoisie, attend des femmes qu'elles soient avant tout des épouses et des mères, gardiennes du foyer et éducatrices des enfants : c'est l'idéal de la femme "au foyer". On oppose ainsi une sphère privée, la maison, réservée aux femmes, et une sphère publique, le travail reconnu et la politique, réservée aux hommes. Cet idéal correspond surtout au mode de vie des familles aisées.

Dans les milieux populaires, la réalité est différente : de très nombreuses femmes travaillent pour faire vivre leur famille, comme ouvrières, domestiques ou paysannes. Retiens donc l'idée centrale : au XIXe siècle, la place assignée aux femmes est inférieure à celle des hommes, car le Code civil de 1804 les place sous l'autorité de leur mari, comme des "incapables", et la société leur réserve le rôle d'épouse et de mère au foyer.

Le cours

Au XIXe siècle, la France se transforme profondément avec l'industrialisation et les progrès de la République, mais cette modernisation ne remet pas en cause l'infériorité des femmes : la place que la société leur assigne reste très inégale par rapport à celle des hommes. Cette infériorité est d'abord inscrite dans la loi. Le Code civil, rédigé en 1804, organise la domination du mari au sein de la famille.

La femme mariée lui doit obéissance ; elle ne peut pas gérer librement ses biens, exercer un métier ou signer de nombreux actes sans l'autorisation de son époux. Juridiquement, elle est traitée comme une "incapable", c'est-à-dire assimilée à une mineure : aux yeux de la loi, elle ne peut pas décider seule, comme si elle restait toute sa vie sous tutelle. À cette infériorité juridique s'ajoute un rôle social fortement imposé.

La société, surtout dans la bourgeoisie, attend des femmes qu'elles soient avant tout des épouses fidèles et des mères dévouées, dont la place serait au foyer, occupées à tenir la maison et à élever les enfants : c'est l'idéal de la femme "au foyer". On distingue alors deux espaces : la sphère privée, la maison, présentée comme le domaine des femmes, et la sphère publique, le travail reconnu, les affaires et la politique, réservée aux hommes. Cet idéal, cependant, correspond surtout à la vie des familles aisées.

Dans les milieux populaires, la réalité est tout autre : de très nombreuses femmes travaillent durement pour faire vivre leur famille, comme ouvrières, domestiques ou paysannes. La place des femmes au XIXe siècle est donc double : elle est officiellement définie par la loi et par les habitudes sociales dans un sens défavorable, mais elle est aussi vécue au quotidien par des femmes actives et indispensables à la vie économique. Savoir décrire cette place et expliquer l'infériorité juridique organisée par le Code civil de 1804 est un attendu de la classe de 4e, car cela permet de comprendre une société qui change tout en restant profondément inégalitaire.

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Les erreurs fréquentes

Croire que toutes les femmes du XIXe siècle restaient au foyer sans aucune activité.
L'idéal de la femme au foyer était surtout celui de la bourgeoisie. Dans les milieux populaires, de nombreuses femmes travaillaient durement, comme ouvrières, domestiques ou paysannes, pour faire vivre leur famille.
Penser que la femme mariée avait les mêmes droits que son mari.
Le Code civil de 1804 plaçait la femme mariée sous l'autorité de son mari, comme une "incapable" : elle lui devait obéissance et ne pouvait ni gérer ses biens, ni travailler, ni signer certains actes sans son autorisation.

Tu maîtrises la notion si…

  • Définir la place assignée aux femmes au XIXe siècle comme une situation inférieure à celle des hommes, sur le plan juridique et social.
  • Décrire le rôle attendu des femmes (épouse et mère au foyer, surtout dans la bourgeoisie) et le statut d'"incapable" imposé par le Code civil de 1804.
  • Expliquer que la femme mariée devait obéissance à son mari et ne pouvait ni gérer ses biens ni travailler librement sans son autorisation.

Vérifie que tu as compris

  1. En quelle année est rédigé le Code civil qui place la femme mariée sous l'autorité de son mari ?

    Réponse 1804

    Le Code civil, rédigé en 1804, organise la domination du mari au sein de la famille : la femme mariée lui doit obéissance et ne peut gérer ses biens sans son autorisation.

  2. Selon le Code civil de 1804, quel est le statut juridique de la femme mariée en France ?

    Réponse Elle est traitée comme une "incapable", placée sous l'autorité de son mari

    Le Code civil de 1804 assimile la femme mariée à une mineure : traitée comme une "incapable", elle est placée sous l'autorité de son mari, à qui elle doit obéissance.

  3. Dans l'idéal dominant du XIXe siècle, surtout dans la bourgeoisie, quel rôle est assigné aux femmes ?

    Réponse Celui d'épouse et de mère au foyer

    L'idéal bourgeois réserve aux femmes la sphère privée du foyer, comme épouses et mères, tandis que les hommes occupent la sphère publique du travail reconnu et de la politique.

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Les quatre étapes pour maîtriser cette notion

Reconnaître

La femme est placée sous l’autorité du mari.

Le Code civil de 1804.

Comprendre

Un rôle assigné surtout au foyer.

Domestique et dépendante en droit.

Appliquer

Autorité du mari, pas de vote, éducation limitée.

Des inégalités de droit ET de fait.

Transférer

« Incapacité juridique » de la femme mariée.

La loi organise la dépendance.

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