Qu’est-ce que la Sécurité sociale créée en 1945 ?
Tu tombes gravement malade, ou un de tes parents se blesse au travail et ne peut plus être payé : comment se soigner et vivre ? En 1945, la France crée une grande institution pour répondre à ce genre de coup dur. Laquelle, et comment fonctionne-t-elle ?
L'essentiel
Imagine que tu tombes gravement malade, ou qu'un de tes parents se blesse à son travail et ne peut plus être payé : comment faire pour se soigner et vivre ? En 1945, la France a créé une grande institution pour répondre à ce genre de problème : la Sécurité sociale. Son but est de protéger tout le monde contre les grands risques de la vie — la maladie, la vieillesse (quand on est trop âgé pour travailler, on touche une retraite), les accidents du travail et les dépenses liées aux enfants (les allocations familiales).
Elle fonctionne grâce à la solidarité : chaque personne qui travaille verse une petite partie de son salaire, ce qu'on appelle une cotisation, et cet argent sert à aider ceux qui en ont besoin. Ainsi, chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Avec la Sécurité sociale, ce n'est plus seulement la famille ou la charité qui aide en cas de coup dur : c'est l'État qui protège désormais tous les citoyens.
L'idée à retenir
En 1945, à la Libération et en application du programme du CNR, la France crée la Sécurité sociale. Son rôle : protéger tous les citoyens contre les grands risques de la vie — la maladie, la vieillesse (les retraites), les accidents du travail et les charges de famille. Elle repose sur la solidarité : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Désormais, ce n’est plus seulement la famille ou la charité qui aide, mais l’État qui protège tous les citoyens : la France devient un État-providence, et cette institution existe encore aujourd’hui.
Comprendre
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France doit être reconstruite et ses dirigeants veulent bâtir une société plus juste. Le Conseil national de la Résistance (CNR), qui avait réuni les mouvements de résistance pendant la guerre, avait prévu dans son programme de mieux protéger les Français une fois la France libérée. C'est en application de ce programme qu'est créée, en 1945, la Sécurité sociale.
Son rôle est de protéger tous les citoyens contre les grands risques de la vie, ces événements qui empêchent une personne de gagner normalement sa vie : la maladie (rembourser une partie des soins), la vieillesse (verser une retraite à ceux qui ne travaillent plus), les accidents du travail, et les charges de famille (aider les parents à élever leurs enfants). Pour financer cette protection, la Sécurité sociale repose sur la solidarité : les travailleurs et les entreprises versent des cotisations prélevées sur les salaires, et cet argent sert à aider ceux qui en ont besoin. Le principe est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
Une personne en bonne santé cotise même si elle n'a besoin de rien dans l'immédiat, car son argent aide en attendant les malades ou les personnes âgées, et parce qu'elle pourra elle-même en bénéficier plus tard. Avec la Sécurité sociale, un changement important a lieu : ce n'est plus seulement la famille ou la charité qui vient en aide en cas de difficulté, mais l'État qui organise la protection de tous. On dit alors que l'État devient un État-providence, c'est-à-dire un État qui assure la protection sociale de ses citoyens.
Créée en 1945, la Sécurité sociale existe toujours aujourd'hui et reste l'une des grandes institutions qui protègent les Français.
Le cours
À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, la France est un pays à reconstruire, et ses dirigeants veulent bâtir une société plus juste. Pendant la guerre, les mouvements de résistance s'étaient regroupés au sein du Conseil national de la Résistance (CNR), qui avait adopté un programme prévoyant, une fois la France libérée, de garantir à tous les citoyens une meilleure protection. C'est en application de ce programme qu'est créée, en 1945, la Sécurité sociale. [[scene:LS-REP-004|Voir : la Sécurité sociale de 1945]] Pour comprendre son importance, il faut se souvenir de la situation d'avant : lorsqu'une personne tombait malade, se blessait à son travail ou devenait trop âgée pour travailler, elle perdait ses revenus et pouvait basculer dans la misère ; elle ne pouvait alors compter que sur ses économies, sa famille ou la charité.
La Sécurité sociale change cette situation. Son rôle est de protéger tous les citoyens contre les grands risques de la vie, c'est-à-dire les événements qui empêchent une personne de gagner normalement sa vie. Elle couvre principalement quatre grands risques : la maladie, en remboursant une partie des frais de soins et de médicaments ; la vieillesse, en versant une retraite aux personnes qui ne travaillent plus ; les accidents du travail, en aidant les salariés blessés dans leur métier ; et les charges de famille, grâce aux allocations familiales qui aident les parents à élever leurs enfants.
Pour financer cette protection, la Sécurité sociale repose sur un principe essentiel : la solidarité. Les personnes qui travaillent, ainsi que les entreprises, versent régulièrement des cotisations prélevées sur les salaires. Cet argent est mis en commun, puis redistribué à ceux qui en ont besoin.
On résume souvent ce principe par une formule : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Ainsi, une personne en bonne santé cotise même si elle n'a besoin de rien dans l'immédiat, car son argent sert à soigner les malades ou à verser les retraites, et parce qu'elle pourra elle-même en bénéficier plus tard. La création de la Sécurité sociale marque donc un tournant : désormais, ce n'est plus seulement la famille ou la charité qui vient en aide en cas de coup dur, mais l'État qui organise et garantit la protection de tous les citoyens.
On dit que la France devient un État-providence, c'est-à-dire un État qui ne se contente pas d'assurer l'ordre et la défense, mais qui prend aussi en charge la protection sociale de la population. La Sécurité sociale est l'un des piliers de cet État-providence. Née en 1945, elle n'a jamais disparu : elle existe toujours aujourd'hui et reste l'une des institutions les plus importantes de la vie des Français.
C'est pourquoi son histoire est un bon exemple pour comprendre comment, au XXe siècle, l'État a peu à peu pris la responsabilité de protéger l'ensemble des citoyens.
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Les erreurs fréquentes
- Croire que la Sécurité sociale est une entreprise privée ou une assurance que l'on choisit librement.
- La Sécurité sociale est une institution publique, organisée par l'État, à laquelle participent tous les travailleurs. Elle ne cherche pas à faire des bénéfices : elle fonctionne grâce à la solidarité nationale, car les cotisations de tous servent à protéger ceux qui en ont besoin.
- Penser que la Sécurité sociale ne sert qu'à rembourser le médecin.
- Le remboursement des soins (le risque maladie) n'est qu'une partie de son rôle. La Sécurité sociale protège aussi contre la vieillesse (les retraites), les accidents du travail et les charges de famille (les allocations familiales). Elle couvre donc plusieurs grands risques de la vie.
Tu maîtrises la notion si…
- Situer la création de la Sécurité sociale (en 1945, à la Libération, en application du programme du CNR) et expliquer son rôle : protéger tous les citoyens contre les grands risques de la vie.
- Citer les principaux risques couverts par la Sécurité sociale (maladie, vieillesse et retraites, accidents du travail, charges de famille) et expliquer qu'elle repose sur la solidarité : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
- Relier la Sécurité sociale à l'idée d'un État qui protège les citoyens : elle fait de la France un État-providence et reste une institution vivante aujourd'hui.
Vérifie que tu as compris
Qu'est-ce que la Sécurité sociale, créée en 1945 ?
Réponse Un système qui protège les citoyens contre la maladie, la vieillesse, les accidents et les charges de famille
La Sécurité sociale (1945) protège les citoyens contre les grands risques de la vie grâce à la solidarité.
Sur quel principe repose la Sécurité sociale ?
Réponse La solidarité : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins
La Sécurité sociale fonctionne par solidarité : les cotisations financent la protection de tous.
Que montre la création de la Sécurité sociale ?
Réponse Un État qui protège désormais tous les citoyens (l'État-providence)
La Sécurité sociale est un pilier de l'État-providence : l'État assure la protection sociale de tous.
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Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
À la Libération, la République bâtit un édifice neuf : observe ce qu’il abrite.
Ce n’est ni une assurance privée qu’on choisit, ni une banque, ni un impôt pour l’armée : c’est une protection pour tous.
Créée en 1945 (programme du CNR), elle couvre les grands risques (maladie, vieillesse, accidents du travail, famille) grâce à la solidarité : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
Retiens la date (1945), les risques couverts et le principe de solidarité : cotisations → prestations.
L’ouvrier est protégé au titre de l’accident du travail, la voisine au titre de la vieillesse (retraite) : par la solidarité, l’État protège chacun — c’est l’État-providence.
Associe chaque situation à un « grand risque de la vie » couvert par la Sécurité sociale.
Non : avant, on ne comptait que sur sa famille ou la charité ; avec elle, l’État protège désormais tous les citoyens — la France devient un État-providence, toujours vivant aujourd’hui.
Compare l’avant (chacun seul face au malheur) et l’après (une protection organisée par l’État pour tous).
Dans le même chapitre
- Que prévoit le programme du Conseil national de la Résistance ?
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