Les effets du changement climatique
Le réchauffement, ça se voit où, concrètement, sur la planète ?
L'essentiel
Le réchauffement du climat a des effets bien visibles sur la géographie de la planète, et tu dois savoir les décrire et les localiser. D'abord, la hausse des températures fait fondre les glaces : les glaciers de montagne et les calottes de glace posées sur les continents (Groenland, Antarctique), mais aussi la banquise, la glace de mer qui flotte sur l'océan Arctique. Attention : seule la fonte des glaces continentales fait monter la mer ; la banquise, qui flotte déjà, n'en change pas le niveau (comme un glaçon qui fond dans un verre).
Cette fonte, ajoutée au fait que l'eau chaude prend plus de place, provoque la montée du niveau des mers : environ +20 cm depuis 1901, et près de 4 mm par an aujourd'hui (GIEC). Cette montée menace directement les littoraux, très peuplés, et surtout les îles basses, comme les petits États du Pacifique (Tuvalu, Kiribati) et les grands deltas comme celui du Bangladesh, où des millions de personnes vivent tout près du niveau de la mer. Le réchauffement multiplie aussi les événements extrêmes : vagues de chaleur (canicules), sécheresses, pluies très fortes et inondations, cyclones plus violents.
Enfin, dans les régions déjà sèches comme le Sahel, en bordure du Sahara, la désertification avance : les terres deviennent trop sèches pour être cultivées. Les régions les plus exposées sont donc les littoraux, les îles basses et les zones arides. Le changement climatique ne se voit pas seulement dans les chiffres : il transforme réellement les paysages et les territoires.
L'idée à retenir
Le changement climatique a des effets géographiques visibles partout : montée du niveau des mers (côtes, deltas comme celui du Bangladesh, îles basses comme Tuvalu) — causée par la fonte des glaces continentales et la dilatation de l’eau, pas par la banquise qui flotte —, recul de la banquise arctique, sécheresses et désertification, événements extrêmes (cyclones, canicules) plus fréquents. Mais les régions sont inégalement touchées : les plus vulnérables (petites îles, Sahel, deltas d’Asie) sont souvent des pays pauvres qui polluent le moins.
Comprendre
Pour un géographe, l'essentiel du changement climatique est de savoir décrire ses effets et localiser les régions qui les subissent. Le premier effet est la fonte des glaces : la hausse des températures fait fondre les glaciers de montagne, les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, et la banquise de l'océan Arctique. Il faut bien distinguer les deux : la fonte des glaces continentales (glaciers, calottes) verse de l'eau nouvelle dans l'océan, alors que la banquise, glace de mer qui flotte déjà, ne modifie pas le niveau de la mer quand elle fond.
Cette fonte des glaces continentales, à laquelle s'ajoute la dilatation de l'eau qui se réchauffe, provoque un deuxième effet majeur : la montée du niveau des mers, d'environ 20 cm entre 1901 et 2018 et de 3,7 mm par an entre 2006 et 2018 (GIEC). Cette montée menace en priorité deux types d'espaces : les littoraux, souvent très peuplés, et surtout les îles basses et les grands deltas. Les petits États insulaires du Pacifique, comme Tuvalu ou les Kiribati, et le delta du Bangladesh sont tellement peu élevés qu'une montée même faible suffit à inonder les habitations.
Le Bangladesh, où vivent environ 170 millions de personnes sur un delta très bas, est l'étude de cas classique : montée de la mer, eau douce et terres salées, cyclones venus du golfe du Bengale ; mais des milliers d'abris anticycloniques et un système d'alerte y ont fait chuter le nombre de victimes (cyclone Amphan, mai 2020 : 26 morts au Bangladesh, 2 millions de personnes évacuées). Le troisième effet est la multiplication des événements extrêmes : canicules, sécheresses prolongées, pluies intenses provoquant des inondations, et cyclones plus violents. Le quatrième effet touche les régions déjà arides : la désertification y avance, comme au Sahel, situé au sud du Sahara, où les terres cultivables reculent.
Il faut donc retenir la liste des régions les plus exposées : les littoraux, les îles basses et les zones arides. Savoir situer ces régions sur un planisphère et décrire précisément chaque effet est un savoir-faire attendu. Retiens l'idée centrale : le changement climatique transforme la géographie du monde en faisant fondre les glaces, monter le niveau des mers (ce qui menace littoraux et îles basses), se multiplier les événements extrêmes et avancer la désertification dans les zones sèches.
Le cours
Le changement climatique n'est pas seulement une affaire de degrés : il transforme réellement la géographie du monde, et le géographe doit savoir décrire ses effets et localiser les régions qui les subissent. Le premier effet est la fonte des glaces. La hausse des températures fait reculer les glaciers de montagne, par exemple dans les Alpes ou l'Himalaya, fait fondre les immenses calottes de glace posées sur le Groenland et l'Antarctique, et réduit la banquise, la glace de mer qui flotte sur l'océan Arctique.
La montée du niveau des mers en découle, mais il faut être précis sur le mécanisme : c'est l'eau des glaces continentales (glaciers et calottes) qui, en fondant, rejoint les océans et les fait monter, tandis que l'eau qui se réchauffe prend en plus davantage de place (c'est la dilatation). La banquise, elle, flotte déjà sur la mer : sa fonte ne change pas le niveau de l'eau, comme un glaçon qui fond dans un verre plein, mais elle bouleverse le milieu arctique. Au total, le niveau moyen des mers a monté d'environ 20 cm entre 1901 et 2018, et il monte aujourd'hui de 3,7 mm par an (2006-2018, GIEC).
Cette montée du niveau des mers menace deux types d'espaces bien précis. D'abord les littoraux, où se concentrent de nombreuses villes et une grande partie de la population mondiale. Ensuite, et surtout, les îles basses et les grands deltas, si peu élevés qu'une montée même limitée suffit à les inonder : c'est le cas des petits États insulaires du Pacifique, comme Tuvalu ou les Kiribati, et du delta du Bangladesh, où vivent des millions de personnes au ras de l'eau.
Le Bangladesh est d'ailleurs une étude de cas parlante : ce pays d'environ 170 millions d'habitants, en grande partie bâti sur le delta du Gange et du Brahmapoutre à moins de dix mètres d'altitude, subit à la fois la montée de la mer, qui sale les terres et l'eau douce, et des cyclones dévastateurs venus du golfe du Bengale. En novembre 1970, le cyclone de Bhola y avait fait plusieurs centaines de milliers de morts ; en mai 2020, le cyclone Amphan, très puissant lui aussi, a fait 26 morts au Bangladesh, parce que 2 millions d'habitants ont été évacués à temps vers des milliers d'abris anticycloniques bâtis depuis les années 1970, grâce à un système d'alerte et à des digues : s'adapter sauve des vies. Le deuxième grand effet est la multiplication des événements extrêmes : les vagues de chaleur, ou canicules, deviennent plus fréquentes et plus intenses ; les sécheresses se prolongent ; les pluies très fortes provoquent des inondations ; et les cyclones gagnent en violence.
Le troisième effet concerne les régions déjà sèches : la désertification y progresse. C'est le cas du Sahel, la bande située au sud du Sahara, où les terres se dessèchent — le réchauffement aggrave l'effet de la surexploitation des sols et de la croissance de la population — et deviennent difficiles à cultiver, ce qui menace l'agriculture et pousse parfois les habitants à partir. Pour résumer, les régions les plus exposées aux effets du changement climatique sont les littoraux, les îles basses et les zones arides.
Savoir décrire chacun de ces effets - fonte des glaces, montée des mers, événements extrêmes, désertification - et les situer sur un planisphère est un savoir-faire essentiel de la géographie de la classe de 5e, car il montre concrètement comment le réchauffement transforme les territoires et menace les sociétés qui y vivent. L'ONU en a fait deux objectifs de développement durable : l'ODD 13, lutter contre le changement climatique et ses effets, et l'ODD 15, protéger les écosystèmes terrestres, dont les sols menacés par la désertification.
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Les erreurs fréquentes
- Croire qu'une hausse d'environ +1,1 °C (2011-2020, GIEC) est trop petite pour transformer la géographie de la planète.
- Même une hausse d'environ +1,1 °C suffit à faire fondre les glaces, monter le niveau des mers, multiplier les événements extrêmes et faire avancer la désertification. Les îles basses et les littoraux sont si peu élevés qu'une montée même faible des mers menace déjà les habitations.
- Penser que tous les territoires sont touchés de la même façon, sans savoir localiser les régions les plus exposées.
- Les régions les plus exposées sont bien précises : les littoraux peuplés et les îles basses (petits États du Pacifique, delta du Bangladesh) face à la montée des mers, et les zones arides (comme le Sahel) face à la désertification. Il faut savoir les situer sur un planisphère.
- Croire que la fonte de la banquise fait monter le niveau des mers.
- La banquise est de la glace de mer qui flotte déjà : quand elle fond, le niveau de l'eau ne change pas, comme un glaçon qui fond dans un verre. Ce qui fait monter les mers, c'est la fonte des glaces continentales (glaciers de montagne, calottes du Groenland et de l'Antarctique) et la dilatation de l'eau qui se réchauffe : environ +20 cm depuis 1901 (GIEC).
Tu maîtrises la notion si…
- Décrire les principaux effets géographiques du changement climatique : fonte des glaces, montée du niveau des mers, événements extrêmes, désertification.
- Localiser les régions les plus exposées : les littoraux et les îles basses (Pacifique, delta du Bangladesh) et les zones arides (Sahel).
- Expliquer pourquoi la montée du niveau des mers menace en priorité les littoraux et les îles basses, très peu élevés.
Vérifie que tu as compris
Quel effet du réchauffement menace directement les littoraux peuplés et les îles basses ?
Réponse La montée du niveau des mers, provoquée par la fonte des glaces
La hausse des températures fait fondre les glaciers de montagne et les calottes du Groenland et de l'Antarctique ; cette fonte des glaces continentales, avec la dilatation de l'eau qui se réchauffe, fait monter le niveau des mers (environ +20 cm depuis 1901, GIEC), ce qui menace les littoraux peuplés et les îles basses comme celles du Pacifique. La banquise, qui flotte déjà, ne fait pas monter la mer en fondant.
Parmi ces phénomènes, lequel est un effet géographique du changement climatique ?
Réponse La multiplication des canicules, des sécheresses, des fortes pluies et des cyclones
Le réchauffement multiplie les événements extrêmes (canicules, sécheresses, fortes pluies, cyclones), fait fondre les glaces, monter le niveau des mers et avancer la désertification dans les zones arides comme le Sahel.
Pourquoi une montée des mers, même lente, menace-t-elle gravement les petites îles du Pacifique comme Tuvalu ?
Réponse Ce sont des îles basses, à peine au-dessus du niveau de la mer, qu'une faible montée suffit à inonder
Les petits États du Pacifique comme Tuvalu ou les Kiribati sont des îles basses situées tout juste au-dessus du niveau de la mer : une montée même faible inonde les terres, sale l'eau douce et menace les habitations.
S'entraîner sur cette notion
La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.
Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
Où le climat qui change laisse-t-il ses traces ?
Pense aux côtes et aux îles basses.
Montée des eaux, fonte des glaces…
Des effets variés.
Montée des eaux, sécheresses, cyclones…
Géographiques.
Les plus touchés polluent le moins.
Îles, Sahel, deltas.