L’eau, une ressource vitale et inégale
L’eau couvre la planète… alors pourquoi manque-t-elle à tant de gens ?
L'essentiel
L'eau est indispensable à la vie : sans elle, impossible de boire, de cultiver ou de fabriquer. Mais l'eau qu'on peut vraiment utiliser est rare. Presque toute l'eau de la planète est de l'eau salée, dans les mers et les océans ; l'eau douce, celle des fleuves, des lacs et des nappes souterraines, ne représente qu'environ 2,5 % de l'eau de la planète, dont près de 70 % sont pris dans les glaces ; et elle est très inégalement répartie.
Certaines régions du monde sont bien arrosées par les pluies et disposent de beaucoup d'eau. D'autres en manquent et connaissent le stress hydrique, c'est-à-dire une situation où l'eau disponible ne suffit pas aux besoins, voire la sécheresse : c'est le cas du Sahel, en Afrique, ou du Proche-Orient. À cette inégale répartition naturelle s'ajoute une inégalité d'accès à l'eau potable, l'eau que l'on peut boire sans danger.
Dans les pays riches, il suffit d'ouvrir le robinet ; dans de nombreux pays pauvres, des millions de personnes doivent marcher longtemps pour trouver de l'eau, parfois sale : en 2022, 2,2 milliards de personnes n'avaient pas d'eau potable gérée en toute sécurité (OMS-UNICEF). L'inégal accès à l'eau est donc une grande source d'inégalités de développement dans le monde. Y remédier est l'objectif de développement durable n° 6 de l'ONU (ODD 6 : de l'eau propre et de l'assainissement pour tous).
L'idée à retenir
L’eau est vitale (boire, cultiver, produire), mais l’eau douce ne représente qu’environ 3 % de l’eau de la Terre (le reste est salé), et elle est très inégalement répartie : abondante ici, rare ailleurs. Pour éviter les pénuries, il faut la gérer : stocker (barrages), irriguer sans gaspiller (goutte-à-goutte) et l’économiser.
Comprendre
L'eau est une ressource vitale : elle est indispensable pour boire, pour cultiver et pour fabriquer. Pourtant, l'eau réellement utilisable est rare, et l'idée principale à comprendre est qu'elle est très inégalement répartie à la surface du globe. Sur la planète, l'eau salée des mers et des océans représente l'immense majorité de l'eau ; l'eau douce, celle des fleuves, des lacs et des nappes souterraines, ne forme qu'une petite part (environ 2,5 %), et la fraction facilement utilisable est encore plus limitée, car près de 70 % de cette eau douce sont stockés dans les glaces.
Cette eau douce n'est pas répartie de la même façon partout. Certaines régions sont bien arrosées par les pluies et disposent de beaucoup d'eau, par exemple les zones équatoriales ou l'Europe de l'Ouest. D'autres au contraire manquent d'eau et connaissent le stress hydrique, c'est-à-dire une situation où la demande dépasse les ressources disponibles, voire la sécheresse.
Il faut savoir localiser ces régions en tension : le Sahel, au sud du Sahara en Afrique, et le Proche-Orient en sont des exemples typiques. À cette inégale répartition naturelle s'ajoute une inégalité d'accès à l'eau potable, c'est-à-dire l'eau que l'on peut boire sans danger. Dans les pays développés, l'eau potable arrive au robinet de chaque logement.
Dans de nombreux pays pauvres, en revanche, des millions d'habitants n'ont pas d'eau potable à proximité (dans le monde, 2,2 milliards de personnes n'avaient pas d'eau potable gérée en toute sécurité en 2022, selon l'OMS et l'UNICEF) et doivent parcourir de longues distances pour aller la chercher, parfois dans des points d'eau contaminés qui provoquent des maladies. L'inégal accès à l'eau devient alors une véritable source d'inégalités de développement : sans eau saine, il est plus difficile de rester en bonne santé, d'aller à l'école ou de cultiver. C'est pourquoi l'ONU en a fait l'objectif de développement durable n° 6 (ODD 6) : garantir à tous l'accès à l'eau potable et à l'assainissement d'ici 2030. Retiens donc l'idée centrale : l'eau douce est une ressource vitale mais rare et inégalement répartie, et l'inégal accès à l'eau potable est une source de fortes inégalités entre les régions du monde.
Le cours
L'eau est une ressource vitale, car elle est indispensable à la vie et aux activités humaines ; mais l'eau réellement utilisable est à la fois rare et très inégalement répartie. Sur la planète, l'eau salée des mers et des océans représente l'essentiel de l'eau : elle ne peut pas être utilisée telle quelle pour boire ou cultiver. L'eau douce, celle des fleuves, des lacs et des nappes souterraines, ne forme qu'environ 2,5 % de l'ensemble, et la part facilement accessible est encore plus limitée, puisque près de 70 % de cette eau douce sont immobilisés dans les glaciers et les calottes polaires.
Cette eau douce est de plus très inégalement répartie à la surface du globe. Certaines régions, bien arrosées par les pluies, disposent de beaucoup d'eau, comme les zones équatoriales ou l'Europe de l'Ouest. D'autres en manquent et subissent le stress hydrique, c'est-à-dire une situation où la demande en eau dépasse les ressources disponibles, ou même la sécheresse.
Savoir localiser ces régions en tension fait partie du programme : le Sahel, situé au sud du Sahara en Afrique, et le Proche-Orient comptent parmi les espaces les plus touchés. À cette inégale répartition naturelle s'ajoute une inégalité d'accès à l'eau potable, l'eau que l'on peut boire sans risque pour la santé. Dans les pays riches et développés, l'eau potable arrive au robinet de presque tous les logements.
Dans de nombreux pays pauvres, au contraire, des millions de personnes n'ont pas accès à une eau saine à proximité (dans le monde, 2,2 milliards de personnes ne disposaient pas d'un service d'eau potable géré en toute sécurité en 2022, selon l'OMS et l'UNICEF) : elles doivent parcourir de longues distances pour aller chercher l'eau, souvent les femmes et les enfants, et cette eau est parfois polluée, ce qui provoque des maladies. Cet inégal accès à l'eau potable est une source majeure d'inégalités de développement dans le monde : là où l'eau saine manque, il est plus difficile de rester en bonne santé, d'aller à l'école, de cultiver et de se développer. Sur un planisphère, on repère ainsi facilement l'opposition entre les régions bien arrosées et les régions en tension, où l'eau devient un enjeu majeur du développement.
Garantir à tous l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est d'ailleurs l'objectif de développement durable n° 6 (ODD 6) fixé par l'ONU pour 2030. Savoir localiser les régions bien arrosées et celles en stress hydrique, et décrire l'inégal accès à l'eau potable comme un facteur d'inégalités, est un savoir-faire attendu en géographie.
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Les erreurs fréquentes
- Croire que l'eau ne manquera jamais parce que les mers et les océans couvrent presque toute la Terre.
- L'eau des océans est de l'eau salée, inutilisable telle quelle pour boire ou cultiver. L'eau douce facilement utilisable est rare et très inégalement répartie : des régions comme le Sahel ou le Proche-Orient connaissent le stress hydrique, voire la sécheresse.
- Penser que tout le monde a le même accès à l'eau potable dans le monde.
- L'accès à l'eau potable est très inégal : dans les pays riches, l'eau arrive au robinet, alors que dans de nombreux pays pauvres des millions de personnes n'ont pas d'eau potable à proximité et doivent aller la chercher loin. Cet inégal accès est une source d'inégalités de développement.
Tu maîtrises la notion si…
- Localiser sur un planisphère des régions bien arrosées et des régions en stress hydrique comme le Sahel ou le Proche-Orient, et distinguer l'eau salée des mers de l'eau douce utilisable.
- Décrire l'inégale répartition de l'eau douce dans le monde et l'inégal accès à l'eau potable selon les pays.
- Expliquer que l'inégal accès à l'eau potable est une source de fortes inégalités de développement (santé, école, agriculture).
Vérifie que tu as compris
Parmi ces régions, laquelle est connue pour souffrir de stress hydrique (manque d'eau) ?
Réponse Le Sahel
Le Sahel, au sud du Sahara, et le Proche-Orient comptent parmi les régions en stress hydrique. La forêt amazonienne, le nord de l'Europe et le Canada sont au contraire bien arrosés.
Qu'est-ce que le stress hydrique ?
Réponse Une situation où l'eau disponible ne suffit pas à couvrir les besoins
Le stress hydrique désigne une situation où la demande en eau dépasse les ressources disponibles ; des régions comme le Sahel ou le Proche-Orient peuvent même connaître la sécheresse.
Pourquoi l'inégal accès à l'eau potable est-il une source d'inégalités de développement ?
Réponse Parce que sans eau saine, il est plus difficile de rester en bonne santé, d'aller à l'école et de cultiver
Dans les pays riches, l'eau potable arrive au robinet ; dans de nombreux pays pauvres, des millions de personnes doivent aller chercher loin une eau parfois sale. Sans eau saine, la santé, l'école et l'agriculture sont plus difficiles : c'est une source d'inégalités de développement.
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L’eau douce est rare.
~3 % de l’eau de la Terre.
Vitale mais inégalement répartie.
Abondante ici, rare ailleurs.
Barrages, goutte-à-goutte, économies.
Stocker ou économiser.
Environ 3 % seulement (2,5 %, USGS).
Le reste est salé.
Dans le même chapitre
Voir tout le chapitre « Des ressources à ménager : l'eau et l'énergie » →