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L'Allemagne nazie d'Hitler

Histoire-Géo · EMC 3ᵉ Les régimes totalitaires

Janvier 1933 : Hitler devient chancelier. En quelques mois, il interdit les autres partis, supprime les libertés et se fait appeler le « Führer ». Comment l’Allemagne bascule-t-elle dans la dictature ?

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L'essentiel

En janvier 1933, Adolf Hitler devient chancelier en Allemagne. En quelques mois, il interdit les autres partis, supprime les libertés et se fait appeler le « Führer », c'est-à-dire le « guide » : l'Allemagne devient une dictature, le IIIe Reich. Le régime nazi repose sur une idéologie raciste : il affirme — ce qui est faux — qu'il existerait des « races » humaines inégales, et place les Allemands, la soi-disant « race aryenne », au sommet.

Il désigne surtout les Juifs comme des ennemis : c'est l'antisémitisme. Pour faire taire les opposants, le régime utilise une police secrète (la Gestapo), les SS et des camps de concentration. Pour convaincre la population, il déploie une immense propagande et embrigade les jeunes dans les Jeunesses hitlériennes.

Peu à peu, les Juifs sont privés de leurs droits, en particulier par les lois de Nuremberg (1935).

L'idée à retenir

Nommé chancelier le 30 janvier 1933, Hitler fait de l’Allemagne une dictature totalitaire, le IIIe Reich : parti unique (le NSDAP), libertés supprimées, titre de « Führer ». Le régime repose sur une idéologie raciste et antisémite (une prétendue « race aryenne » placée au sommet, les Juifs désignés comme ennemis, un « espace vital » à l’Est, la revanche contre Versailles). Il s’impose par la terreur (la Gestapo, les SS, les camps) et la propagande (Goebbels, culte du Führer, Jeunesses hitlériennes), et persécute les Juifs (lois de Nuremberg, 1935).

Comprendre

L'Allemagne nazie est l'exemple le plus extrême d'un régime totalitaire. Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler, chef du parti nazi (le NSDAP), est nommé chancelier. En quelques mois seulement, il met fin à la démocratie : il interdit les autres partis, supprime la liberté de la presse et de réunion, et fait du parti nazi le parti unique.

À la mort du président Hindenburg, en 1934, il réunit tous les pouvoirs entre ses mains et prend le titre de « Führer » (le « guide ») : c'est le IIIe Reich. Ce régime n'est pas seulement une dictature : il repose sur une idéologie raciste et antisémite. Le nazisme prétend, à tort, qu'il existerait des « races » humaines inégales et place au sommet les Allemands, qu'il nomme la « race aryenne » ; il désigne les Juifs comme les ennemis à exclure.

Hitler veut aussi conquérir un « espace vital » (Lebensraum) à l'Est et prendre une revanche contre le traité de Versailles de 1919, qu'il juge humiliant. Pour imposer ce projet, le régime s'appuie sur deux moyens complémentaires : la terreur (la police secrète, la Gestapo, les SS et les premiers camps de concentration enferment les opposants) et la propagande (dirigée par Goebbels), qui glorifie Hitler et embrigade la population, en particulier la jeunesse réunie dans les Jeunesses hitlériennes. Dès le milieu des années 1930, les Juifs sont persécutés : les lois de Nuremberg (1935) les privent de leurs droits de citoyens.

Le cours

Pour comprendre l'Allemagne nazie, il faut suivre trois temps : la prise du pouvoir, l'idéologie qui anime le régime, puis les moyens employés pour l'imposer. Le 30 janvier 1933, dans une Allemagne fragilisée par la crise économique et le chômage, Adolf Hitler, chef du parti nazi (le NSDAP, parti national-socialiste), est nommé chancelier. Très vite, il met fin à la démocratie : il interdit les autres partis politiques, supprime les libertés (presse, réunion, syndicats) et fait du parti nazi le parti unique.

À la mort du président Hindenburg, en 1934, il réunit tous les pouvoirs et prend le titre de « Führer », c'est-à-dire le « guide » de l'Allemagne. Ce nouveau régime, le IIIe Reich, est une dictature totalitaire : l'État cherche à tout contrôler, jusqu'aux pensées des individus. [[scene:LS-TOT-003|Voir : l'Allemagne nazie d'Hitler]] Mais le nazisme n'est pas seulement une dictature : il est fondé sur une idéologie raciste et antisémite. Le régime affirme — ce qui est scientifiquement faux et profondément injuste — qu'il existerait des « races » humaines inégales ; il place au sommet les Allemands, qu'il appelle la « race aryenne », et prétend que d'autres peuples seraient « inférieurs ».

Surtout, il désigne les Juifs comme les ennemis de l'Allemagne : c'est l'antisémitisme, une haine érigée en politique d'État. À cette idéologie s'ajoutent deux objectifs : conquérir un « espace vital » (Lebensraum) à l'Est de l'Europe pour y installer les Allemands, et prendre une revanche contre le traité de Versailles de 1919, qui avait sanctionné l'Allemagne après la Première Guerre mondiale. Pour imposer ce projet, le régime s'appuie sur deux moyens complémentaires.

D'un côté, la terreur : une police secrète (la Gestapo), une organisation toute-puissante (les SS) et, dès 1933, des camps de concentration où sont enfermés les opposants. De l'autre, la propagande, dirigée par Goebbels : affiches, radio, cinéma et grandes mises en scène (comme les immenses congrès de Nuremberg) glorifient Hitler et entretiennent le culte du « Führer ». Le régime embrigade aussi la jeunesse, encadrée dès l'enfance dans les Jeunesses hitlériennes, pour former des Allemands dévoués au nazisme.

Dans le même temps, les Juifs sont persécutés de façon croissante : les lois de Nuremberg (1935) les privent de leur citoyenneté et de leurs droits, et la violence s'aggrave, comme lors de la « Nuit de Cristal », en novembre 1938, où des synagogues sont incendiées et des commerces juifs saccagés dans tout le pays. Ces persécutions des années 1930 annoncent des crimes encore plus graves commis pendant la Seconde Guerre mondiale, que l'on étudie dans un autre chapitre. L'essentiel à retenir est que l'Allemagne nazie est une dictature totalitaire, fondée sur une idéologie raciste et antisémite, qui contrôle la population par la terreur et la propagande et persécute les Juifs.

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Les erreurs fréquentes

Croire que l'Allemagne nazie est une simple dictature, comme beaucoup d'autres, qui se contente d'interdire l'opposition.
Le nazisme est un régime totalitaire : il ne se contente pas d'interdire l'opposition, il veut contrôler toute la société et même les pensées, grâce à la terreur et à la propagande. Surtout, il repose sur une idéologie raciste et antisémite, ce qui le rend particulièrement dangereux et criminel.
Reprendre à son compte l'idée de « race aryenne » ou de « races » supérieures, comme si c'était un fait.
L'idée qu'il existerait des « races » humaines inégales est fausse : la science a montré qu'il n'existe pas de « races » dans l'espèce humaine. C'était une croyance raciste, inventée par les nazis pour justifier l'exclusion et la persécution. Il faut toujours présenter ces termes entre guillemets, comme le vocabulaire d'un régime, et non comme une vérité.

Tu maîtrises la notion si…

  • Décrire comment Hitler installe une dictature en Allemagne à partir de janvier 1933 (parti unique, suppression des libertés, titre de « Führer », IIIe Reich).
  • Expliquer en quoi l'idéologie nazie est raciste et antisémite (hiérarchie inventée des « races », Allemands « aryens » placés au sommet, Juifs désignés comme ennemis, « espace vital », revanche contre Versailles).
  • Expliquer comment le régime nazi contrôle la population par la terreur (Gestapo, SS, camps) et la propagande (Goebbels, culte du Führer, Jeunesses hitlériennes), et persécute les Juifs (lois de Nuremberg, 1935).

Vérifie que tu as compris

  1. Qui dirige l'Allemagne nazie ?

    Réponse Hitler, le « Führer »

    Adolf Hitler, chancelier en 1933, devient le « Führer » (le guide) du IIIe Reich.

  2. Que sont les lois de Nuremberg (1935) ?

    Réponse Des lois racistes qui privent les Juifs de leurs droits de citoyens

    Les lois de Nuremberg (1935) traduisent l'antisémitisme du régime nazi : elles excluent les Juifs de la citoyenneté allemande.

  3. Sur quelle idéologie repose le régime nazi ?

    Réponse Le racisme et l'antisémitisme

    Le nazisme repose sur une idéologie raciste (hiérarchie des « races ») et antisémite, ce qui le distingue des autres totalitarismes.

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Les quatre étapes pour maîtriser cette notion

Reconnaître

À partir de 1933, Hitler prend le titre de « Führer », le « guide » de l’Allemagne.

Il concentre tous les pouvoirs entre ses mains : c’est le IIIe Reich, une dictature totalitaire.

Comprendre

1933 : chancelier → parti unique (NSDAP), libertés supprimées, terreur (Gestapo, SS, camps).

En quelques mois, la démocratie disparaît et toute opposition est écrasée.

Appliquer

Un racisme qui hiérarchise à tort les « races », un antisémitisme violent, l’« espace vital » à l’Est, la revanche contre Versailles.

L’idéologie nazie est raciste et antisémite : ces termes se citent toujours entre guillemets, comme le vocabulaire du régime.

Transférer

Deux moyens qui agissent ensemble : la terreur (la peur) et la propagande (convaincre, embrigader la jeunesse).

La peur seule ne suffit pas : le régime veut aussi des partisans convaincus (culte du Führer, Jeunesses hitlériennes).

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