2GM — La fin de la guerre et son bilan
En 1945, la guerre s’achève sur un bilan sans équivalent dans l’histoire : des dizaines de millions de morts, l’Europe en ruines, la découverte des camps. Pourquoi ce bilan bouleverse-t-il le monde ?
L'essentiel
Quand la guerre s'achève en 1945, le monde dresse son bilan : il mesure ce que le conflit a détruit, et ce bilan est terrible comme jamais auparavant. La guerre a fait environ 50 à 60 millions de morts. Pour la première fois, les victimes sont en majorité des civils — des personnes qui ne combattaient pas — tuées par les bombardements, les massacres, les famines et le génocide.
En Europe et en Asie, des villes entières sont en ruines. En libérant les camps, les Alliés découvrent l'horreur du génocide : des millions de personnes assassinées à cause de ce qu'elles étaient. Devant un tel désastre, les pays vainqueurs décident d'agir.
Ils jugent les responsables nazis au procès de Nuremberg, où apparaît une idée nouvelle : le crime contre l'humanité. Ils créent l'ONU en 1945 pour préserver la paix, puis adoptent en 1948 la Déclaration universelle des droits de l'homme. Tous partagent la même volonté : « plus jamais ça ».
L'idée à retenir
Le bilan de la Seconde Guerre mondiale est sans précédent : environ 50 à 60 millions de morts, en majorité des civils, et des destructions immenses en Europe et en Asie. En libérant les camps, les Alliés découvrent l’ampleur du génocide. Pour que cela ne se reproduise plus, les vainqueurs jugent les responsables nazis au procès de Nuremberg (naissance du crime contre l’humanité), créent l’ONU (1945) et adoptent la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) : « plus jamais ça ».
Comprendre
Faire le bilan d'une guerre, c'est mesurer ce qu'elle a coûté en vies humaines, en destructions et en bouleversements. Celui de la Seconde Guerre mondiale est sans équivalent dans l'histoire. Sur le plan humain, le conflit a causé environ 50 à 60 millions de morts.
La grande nouveauté, et la grande rupture avec les guerres précédentes comme la Première Guerre mondiale, est que la majorité des victimes sont désormais des civils : bombardements de villes, massacres, famines, déportations et, surtout, génocide. Sur le plan matériel, l'Europe et l'Asie sortent ruinées : villes rasées, ponts, usines, voies ferrées et logements détruits, économies effondrées. Mais le bilan ne se limite pas à des chiffres.
En 1945, en libérant les camps, les armées alliées découvrent l'ampleur du génocide des Juifs et des Tsiganes : cette découverte bouleverse les consciences dans le monde entier. De cette prise de conscience naissent des décisions qui marquent l'après-guerre. Les responsables nazis sont jugés lors du procès de Nuremberg (1945-1946), où apparaît une notion nouvelle du droit international : le crime contre l'humanité.
Pour préserver la paix, les États fondent l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1945, puis adoptent en 1948 la Déclaration universelle des droits de l'homme. Toutes ces mesures traduisent une même volonté, résumée par une formule : « plus jamais ça ».
Le cours
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, le monde mesure l'étendue du désastre : c'est ce que l'on appelle faire le bilan de la guerre. [[scene:LS-SGM-003|Voir : la fin de la guerre et son bilan]] Ce bilan est sans précédent dans l'histoire de l'humanité, par son ampleur et par sa nature. Sur le plan humain, le conflit a fait environ 50 à 60 millions de morts en six ans. Ce chiffre, déjà considérable, n'est pas le plus marquant : la véritable rupture avec les guerres précédentes tient à l'identité des victimes.
Pendant la Première Guerre mondiale, les morts étaient en immense majorité des soldats tombés au combat. Cette fois, ce sont surtout des civils qui périssent — des hommes, des femmes et des enfants qui ne combattaient pas. Ils meurent sous les bombardements qui visent les villes, dans les massacres, à cause des famines et des déplacements forcés, et, plus que tout, dans le génocide organisé par l'Allemagne nazie.
La guerre a donc été une guerre d'anéantissement, qui a effacé la frontière entre le front et l'arrière, entre les combattants et les populations. Sur le plan matériel, les destructions sont immenses, en Europe comme en Asie. Des villes entières ont été rasées par les bombardements, comme Varsovie, Berlin ou Hiroshima.
Les ponts, les routes, les voies ferrées, les usines et les logements sont détruits ; les campagnes sont dévastées et les économies ruinées. Des millions de personnes se retrouvent sans toit, déplacées loin de chez elles. L'Europe, qui dominait le monde au début du siècle, sort de la guerre épuisée et appauvrie.
Mais le bilan de la guerre ne se résume pas à des chiffres et à des ruines. En 1945, à mesure que les armées alliées progressent, elles libèrent les camps de concentration et d'extermination et découvrent l'horreur du génocide : des millions de personnes — près de six millions de Juifs, ainsi que des Tsiganes — ont été assassinées de façon méthodique, simplement à cause de ce qu'elles étaient. Les images et les témoignages de cette découverte bouleversent les consciences dans le monde entier.
On comprend que des crimes d'un genre nouveau ont été commis, et que rien ne sera plus comme avant. De cette prise de conscience naissent des décisions majeures qui marquent l'après-guerre. D'abord, la volonté de juger les responsables : en 1945-1946 se tient le procès de Nuremberg, où les principaux dirigeants nazis encore vivants sont jugés par un tribunal international.
C'est à cette occasion qu'apparaît une notion nouvelle du droit, le crime contre l'humanité, qui désigne l'extermination et la persécution de populations entières en raison de leur origine, de leur religion ou de leurs idées. Ensuite, la volonté de préserver la paix : en 1945 est créée l'Organisation des Nations unies (ONU), chargée de maintenir la paix et la sécurité entre les pays et d'éviter qu'un tel conflit ne se reproduise. Enfin, la volonté de protéger les droits de chaque être humain : en 1948, l'ONU adopte la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui proclame que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Toutes ces décisions sont portées par une même conviction, que l'on peut résumer par une formule : « plus jamais ça ». Le bilan de la Seconde Guerre mondiale n'est donc pas seulement un constat : il marque un tournant à partir duquel le monde cherche à se reconstruire et à se donner des règles pour empêcher le retour de la barbarie.
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Les erreurs fréquentes
- Croire que les morts de la Seconde Guerre mondiale sont surtout des soldats, comme dans les guerres précédentes.
- C'est l'inverse, et c'est justement la grande rupture de ce conflit. Sur environ 50 à 60 millions de morts, la majorité sont des civils : victimes des bombardements, des massacres, des famines et surtout du génocide. Pendant la Première Guerre mondiale, au contraire, les morts étaient surtout des soldats. Cette guerre a effacé la frontière entre les combattants et les populations : c'est une guerre d'anéantissement.
- Penser que le procès de Nuremberg a jugé « la guerre » ou le peuple allemand tout entier.
- Nuremberg ne juge pas un peuple, mais des responsables nazis précis, pour des crimes commis. C'est à cette occasion qu'apparaît une notion nouvelle, le crime contre l'humanité, qui désigne l'extermination et la persécution de populations en raison de leur origine, de leur religion ou de leurs idées. Cette notion est née de la découverte du génocide et marque une étape importante du droit international.
Tu maîtrises la notion si…
- Décrire le bilan humain de la guerre : environ 50 à 60 millions de morts, en majorité des civils — une rupture avec les guerres précédentes.
- Décrire les destructions matérielles massives en Europe et en Asie, et expliquer comment la libération des camps fait découvrir au monde l'ampleur du génocide.
- Présenter les grandes conséquences du conflit et la volonté de « plus jamais ça » : le procès de Nuremberg et la naissance du crime contre l'humanité, la création de l'ONU (1945) et la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948).
Vérifie que tu as compris
Quel est l'ordre de grandeur du bilan humain de la Seconde Guerre mondiale ?
Réponse Environ 50 à 60 millions de morts, en majorité des civils
Le bilan est sans précédent : environ 50 à 60 millions de morts, dont une majorité de civils — une rupture avec les conflits antérieurs.
Quel tribunal juge les responsables nazis après la guerre ?
Réponse Le tribunal de Nuremberg
Le procès de Nuremberg (1945-1946) juge les dirigeants nazis et fait naître la notion de « crime contre l'humanité ».
Quelle organisation est créée en 1945 pour maintenir la paix dans le monde ?
Réponse L'ONU (Organisation des Nations unies)
L'ONU est fondée en 1945 pour préserver la paix, dans l'esprit du « plus jamais ça » d'après-guerre.
S'entraîner sur cette notion
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Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
Le bilan humain : environ 50 à 60 millions de morts, en majorité des civils.
C’est la grande rupture avec la Première Guerre mondiale, où les morts étaient surtout des soldats.
Un bilan humain et matériel, et la découverte des camps en 1945.
Des dizaines de millions de morts, des villes rasées, et l’ampleur du génocide révélée au monde.
Le procès de Nuremberg, la création de l’ONU (1945), la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948).
Juger les responsables, préserver la paix, protéger les droits de chaque être humain.
Sa nature — une majorité de civils, un génocide — et ses conséquences durables la rendent unique.
Ce n’est pas qu’une question d’ampleur : c’est la nature du conflit qui change.
Au brevet, cette notion tombe dans ces sujets
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