Chronophotographie : lire l’allure
Nuit de match sur la patinoire. Un appareil photo mitraille le palet : une photo toutes les 0,5 s, toujours le même intervalle. Sur l’image finale, les positions s’alignent comme des empreintes… et leurs espacements racontent TOUT : qui garde son allure, qui accélère, qui freine. Apprends à lire cette langue — c’est l’outil roi du brevet.
En une phrase
Selon l'évolution de la valeur de la vitesse, un mouvement est uniforme (elle ne change pas), accéléré (elle augmente) ou ralenti (elle diminue). Sur une chronophotographie, les photos sont prises à intervalles de temps toujours égaux : il suffit alors de regarder l'espacement des positions. Espacements réguliers = uniforme ; positions de plus en plus écartées = accéléré ; de plus en plus rapprochées = ralenti.
L'idée à retenir
Une chronophotographie superpose des photos du même objet prises à intervalles de temps ÉGAUX. Comme la durée entre deux positions est toujours la même, l’espacement mesure la distance parcourue à chaque intervalle : espacements constants → mouvement uniforme (la valeur de la vitesse ne change pas) ; espacements croissants → accéléré (elle augmente) ; espacements décroissants → ralenti (elle diminue). Cette lecture n’est valable QUE si les intervalles de temps sont égaux.
Comprendre
En 3e, on doit lire l'allure d'un mouvement, et l'outil roi du brevet pour cela est la chronophotographie : une série de photos du même objet, prises à intervalles de temps toujours égaux. Comme le temps entre deux positions est le même partout, l'espacement entre deux positions successives mesure directement la distance parcourue pendant ce temps, donc l'allure. Trois cas se présentent.
Si les positions sont régulièrement espacées, la même distance est parcourue à chaque intervalle : la valeur de la vitesse ne change pas, le mouvement est uniforme (un palet de hockey qui glisse sur la glace). Si les positions sont de plus en plus écartées, on parcourt de plus en plus de distance dans le même temps : la valeur de la vitesse augmente, le mouvement est accéléré (un skieur qui s'élance sur une piste). Si les positions se resserrent, on parcourt de moins en moins de distance dans le même temps : la valeur de la vitesse diminue, le mouvement est ralenti (une voiture qui freine à l'approche d'un feu rouge).
Attention : cette lecture n'est valable que si les intervalles de temps sont bien égaux ; c'est la condition qui rend l'espacement proportionnel à la vitesse. On décrit ici l'allure avec des mots (uniforme, accéléré, ralenti) sans forcément calculer la vitesse. Cette lecture qualitative se fait le plus souvent sur une trajectoire rectiligne, mais l'idée d'espacement reste un indice précieux pour comparer des vitesses.
Le cours
L'allure d'un mouvement décrit comment évolue la valeur de sa vitesse au cours du temps. Un mouvement est uniforme si cette valeur ne change pas, accéléré si elle augmente, ralenti si elle diminue. Pour lire l'allure, on utilise une chronophotographie : des photos successives du même objet prises à intervalles de temps égaux.
Puisque le temps entre deux positions est constant, l'espacement des positions traduit directement la vitesse. Des espacements constants signalent un mouvement uniforme (la même distance est parcourue à chaque intervalle). Des espacements de plus en plus grands signalent un mouvement accéléré (on parcourt de plus en plus de distance dans le même temps).
Des espacements de plus en plus petits signalent un mouvement ralenti (on parcourt de moins en moins de distance). Cette proportionnalité entre espacement et vitesse n'est valable que si les intervalles de temps sont égaux : c'est la condition de la lecture. On peut ainsi qualifier l'allure avec des mots sans calculer la vitesse : un palet de hockey aux positions régulières est en mouvement uniforme, un skieur aux positions de plus en plus écartées accélère, une voiture qui freine aux positions de plus en plus resserrées ralentit.
La chronophotographie est l'outil incontournable pour caractériser un mouvement au brevet.
Vois cette notion fonctionner : la scène animée, plan par plan →
Les erreurs fréquentes
- Sur une chronophotographie, des positions de plus en plus espacées veulent dire que l'objet ralentit.
- Des positions de plus en plus espacées signifient que l'objet parcourt plus de distance dans le même temps : la valeur de sa vitesse augmente, le mouvement est accéléré (pas ralenti).
- On peut lire l'allure sur n'importe quelle chronophotographie en regardant l'espacement.
- La lecture n'est valable que si les intervalles de temps entre les photos sont égaux ; c'est cette condition qui rend l'espacement proportionnel à la vitesse.
Tu maîtrises la notion si…
- Distinguer un mouvement uniforme, accéléré et ralenti à partir de l'évolution de la valeur de la vitesse.
- Interpréter l'espacement des positions d'une chronophotographie (à intervalles de temps égaux) pour en déduire l'allure.
- Préciser que la lecture n'est valable que si les intervalles de temps sont égaux.
Vérifie que tu as compris
Sur la chronophotographie d'un skieur qui s'élance (photos prises à intervalles de temps égaux), les positions sont de plus en plus écartées. Son mouvement est…
Réponse accéléré
Des positions de plus en plus écartées signifient que le skieur parcourt de plus en plus de distance pendant le même intervalle de temps : la valeur de sa vitesse augmente, le mouvement est accéléré.
Sur une chronophotographie, à quelle condition l'espacement des positions renseigne-t-il directement sur la vitesse ?
Réponse si les intervalles de temps entre les photos sont égaux
L'espacement n'est proportionnel à la vitesse que si le temps entre deux positions est toujours le même. C'est cette condition d'intervalles de temps égaux qui rend la lecture valable.
Sur la chronophotographie d'un palet de hockey qui glisse (photos prises à intervalles de temps égaux), les positions sont régulièrement espacées. Le mouvement est…
Réponse uniforme
Des positions régulièrement espacées signifient que le palet parcourt la même distance à chaque intervalle de temps : la valeur de sa vitesse reste constante, le mouvement est uniforme.
S'entraîner sur cette notion
La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.
Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
À temps égaux, l’espacement dit tout : resserré = ralenti.
Ici les distances entre positions sont ÉGALES (2 m à chaque intervalle de 0,5 s) : même distance dans le même temps, le mouvement est uniforme. Si les positions se RESSERRENT, l’objet parcourt de moins en moins de distance dans le même temps : la valeur de sa vitesse diminue, le mouvement est ralenti — pas l’inverse !
Constants, croissants, décroissants — à intervalles de temps égaux.
Lis les trois bandes : espacements constants → uniforme, la valeur de la vitesse ne change pas ; espacements croissants → accéléré, elle augmente ; espacements décroissants → ralenti, elle diminue. La condition en haut est essentielle : cette lecture n’est valable que si les intervalles de temps sont ÉGAUX. Et remarque les flèches : la longueur du vecteur vitesse mesure la valeur — sa droite donne la direction, sa pointe donne le sens.
Skieur : espacements croissants. Palet : constants.
Même montagne, mêmes intervalles de 0,5 s. Le skieur qui s’élance laisse des positions de plus en plus écartées (5 m, 7 m, 9 m, 11 m) : de plus en plus de distance dans le même temps, la valeur de sa vitesse augmente, mouvement ACCÉLÉRÉ. Le palet laisse des positions régulièrement espacées (2 m partout) : mouvement UNIFORME, la valeur de sa vitesse ne change pas.
Resserrées, puis confondues : ralenti… jusqu’à l’arrêt.
Les intervalles de temps restent égaux (0,5 s), mais les positions se resserrent : la voiture parcourt de moins en moins de distance à chaque intervalle, la valeur de sa vitesse diminue — mouvement RALENTI. À la fin, les photos tombent au même endroit : positions confondues, la voiture est arrêtée. Bilan complet : référentiel terrestre, trajectoire rectiligne, mouvement ralenti jusqu’à l’arrêt.
Dans le même chapitre
Voir tout le chapitre « Décrire un mouvement : vitesse et trajectoire » →