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La désinformation et les fake news

Histoire-Géo · EMC 4ᵉ La loi, la justice, l'info

Une photo truquée fait le tour des réseaux : comment ne pas se faire avoir ?

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L'essentiel

Une fausse information, ou « fake news », c'est une information trompeuse qu'on fait circuler, le plus souvent exprès, pour tromper les gens ou les manipuler. On parle de désinformation. Ce n'est pas la même chose qu'une simple erreur : ici, il y a une volonté de tromper, par exemple pour faire peur, pour gagner de l'argent ou pour influencer une opinion.

La désinformation est dangereuse : elle peut faire croire n'importe quoi, monter les gens les uns contre les autres ou pousser à de mauvaises décisions. Heureusement, on peut la repérer : vérifier d'où vient l'info, croiser avec d'autres sources sérieuses, regarder la date, et se méfier quand un contenu cherche surtout à provoquer une émotion forte.

L'idée à retenir

Une fausse information (fake news) est un contenu trompeur diffusé, souvent volontairement, pour désinformer ou manipuler. On la repère grâce à des réflexes : vérifier la source, croiser l’information et se méfier des contenus qui jouent sur l’émotion.

Comprendre

Une fausse information, souvent appelée par son nom anglais « fake news », est un contenu trompeur diffusé pour désinformer ou manipuler. La désinformation, c'est précisément le fait de répandre volontairement de fausses informations pour tromper. Il faut bien comprendre l'idée d'intention : une fausse information n'est pas une simple erreur.

Un journaliste qui se trompe de bonne foi puis se corrige fait une erreur ; en revanche, celui qui invente ou déforme volontairement un contenu pour tromper fait de la désinformation. Pourquoi diffuse-t-on de fausses informations ? Pour plusieurs raisons : pour influencer l'opinion (par exemple en politique), pour gagner de l'argent (en attirant des clics sur un site), pour nuire à une personne ou à un groupe, ou simplement pour faire le buzz.

La désinformation prend des formes variées : nouvelles entièrement inventées, photos ou vidéos truquées ou sorties de leur contexte, chiffres déformés, titres mensongers. Elle se propage très vite sur internet et les réseaux sociaux, car elle joue souvent sur l'émotion (la peur, la colère, l'indignation) qui pousse à partager sans réfléchir. La désinformation est dangereuse : elle peut faire croire des choses fausses, dresser les gens les uns contre les autres, nuire à des personnes, et même menacer la santé ou la démocratie (par exemple de fausses informations sur la santé ou sur une élection).

Heureusement, on peut la repérer en gardant des réflexes simples. Vérifier la source : qui a publié ce contenu, est-ce un média sérieux ou un compte douteux ? Croiser l'information : des sources sérieuses et indépendantes disent-elles la même chose ?

Vérifier la date et le contexte : la photo ou la vidéo correspond-elle bien à ce qu'on prétend ? Se méfier de l'émotion : un contenu qui cherche surtout à choquer ou à indigner mérite une vérification. Et, dans le doute, ne pas partager.

Retiens l'idée centrale : une fausse information est un contenu trompeur diffusé pour désinformer ou manipuler ; pour s'en protéger, on vérifie la source, on croise l'information et on se méfie des contenus qui jouent sur l'émotion.

Le cours

La désinformation est l'un des grands enjeux de notre époque, surtout depuis le développement d'internet et des réseaux sociaux. Une fausse information, souvent désignée par l'expression anglaise « fake news », est un contenu trompeur diffusé, le plus souvent volontairement, pour désinformer ou manipuler le public. La désinformation désigne précisément l'acte de répandre sciemment de fausses informations dans le but de tromper.

Le point clé est l'intention de tromper. Il faut distinguer la fausse information d'une simple erreur. Tout le monde peut se tromper : un média sérieux qui commet une erreur de bonne foi la reconnaît et la corrige.

La désinformation, au contraire, est délibérée : on invente ou on déforme un contenu en sachant qu'il est faux, pour produire un effet. Les raisons de désinformer sont variées. Certains cherchent à influencer l'opinion publique, par exemple lors d'une élection ou d'un débat de société.

D'autres veulent gagner de l'argent : un titre mensonger et choquant attire des clics, et donc des recettes publicitaires (on parle parfois de « pièges à clics »). D'autres encore cherchent à nuire à une personne, à un groupe ou à une institution, ou simplement à faire le buzz. La désinformation prend de nombreuses formes : des nouvelles entièrement inventées, des photos ou des vidéos truquées (montages, images générées) ou authentiques mais sorties de leur contexte (une vieille image présentée comme récente), des statistiques déformées, des titres trompeurs qui ne correspondent pas au contenu.

Elle se diffuse particulièrement vite sur les réseaux sociaux, pour deux raisons : d'une part, chacun peut partager en un clic sans vérifier ; d'autre part, les contenus qui suscitent une émotion forte (peur, colère, indignation) sont davantage partagés et mis en avant. La désinformation est dangereuse à plusieurs titres. Elle peut tromper massivement les citoyens et fausser le débat démocratique.

Elle peut dresser des groupes les uns contre les autres, alimenter des rumeurs et des préjugés, voire des théories du complot. Elle peut nuire gravement à des personnes injustement accusées. Elle peut même mettre en danger la santé publique, par exemple lorsque de fausses informations médicales circulent.

Face à ces dangers, le citoyen n'est pas démuni : il peut adopter des réflexes simples pour repérer la désinformation. Le premier réflexe est de vérifier la source : qui a publié ce contenu ? S'agit-il d'un média reconnu, d'un organisme officiel, ou d'un site et d'un compte inconnus ?

Le deuxième réflexe est de croiser l'information : d'autres sources sérieuses et indépendantes la confirment-elles ? Si une nouvelle spectaculaire n'apparaît nulle part ailleurs que dans un seul message, la prudence s'impose. Le troisième réflexe est de vérifier la date et le contexte d'une image ou d'une vidéo, par exemple à l'aide d'une recherche d'image, pour s'assurer qu'elle correspond bien à ce qui est affirmé.

Le quatrième réflexe est de se méfier de l'émotion : un contenu conçu surtout pour choquer, faire peur ou indigner doit inciter à vérifier plutôt qu'à partager. Enfin, dans le doute, le bon réflexe est de ne pas partager : partager une fausse information, même sans mauvaise intention, contribue à la propager. Des outils existent aussi, comme les rubriques de vérification des faits (« fact-checking ») de certains médias.

L'idée essentielle à retenir est qu'une fausse information est un contenu trompeur diffusé pour désinformer ou manipuler ; pour s'en protéger, il faut exercer son esprit critique en vérifiant la source, en croisant l'information, en contrôlant la date et le contexte, et en se méfiant des contenus qui jouent sur l'émotion.

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Les erreurs fréquentes

Confondre une fausse information (volontairement trompeuse) avec une simple erreur de bonne foi.
La désinformation suppose une intention de tromper : on diffuse un contenu en sachant qu'il est faux. Une erreur de bonne foi, reconnue et corrigée, n'est pas de la désinformation.
Croire qu'on peut partager une information spectaculaire sans la vérifier, « juste au cas où ».
Partager une information non vérifiée, même sans mauvaise intention, contribue à propager la désinformation. Dans le doute, le bon réflexe est de vérifier la source et de croiser l'information avant de partager, ou de ne pas partager du tout.

Tu maîtrises la notion si…

  • Identifier une fausse information (fake news) : un contenu trompeur diffusé volontairement pour désinformer ou manipuler.
  • Distinguer la désinformation (intention de tromper) d'une simple erreur de bonne foi.
  • Argumenter les dangers de la désinformation et nommer des réflexes pour la repérer (vérifier la source, croiser l'information, se méfier de l'émotion).

Vérifie que tu as compris

  1. Qu'est-ce qu'une « fake news » (fausse information) ?

    Réponse Une information fausse, diffusée volontairement pour tromper ou manipuler

    Une fake news est un contenu trompeur diffusé exprès pour désinformer. Pour la repérer : vérifier la source et l'auteur, regarder la date et recouper l'information avec d'autres médias fiables.

  2. Un indice doit t'alerter sur une possible fausse information. Lequel ?

    Réponse Aucun auteur, aucune source citée et un titre très choc

    Absence d'auteur et de source, titre exagéré ou alarmant, image détournée : ce sont des signaux d'alerte typiques d'une fake news. Mieux vaut vérifier avant de croire ou de partager.

S'entraîner sur cette notion

La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.

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Les quatre étapes pour maîtriser cette notion

Reconnaître

Une fake news est un contenu trompeur diffusé pour manipuler.

Une fausse information est un contenu trompeur diffusé volontairement pour désinformer ou manipuler.

Comprendre

La clé, c’est l’intention de tromper.

Buts : influencer l’opinion, gagner des clics, nuire, faire le buzz.

Appliquer

Erreur de bonne foi ≠ désinformation volontaire.

Une erreur reconnue et corrigée de bonne foi n’est pas de la désinformation : ce qui compte, c’est l’intention.

Transférer

Vérifier la source, croiser, se méfier de l’émotion.

Vérifie la source et la date, croise avec d’autres sources, méfie-toi de l’émotion ; dans le doute, ne partage pas.

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