L’égalité filles-garçons
« Le foot, c’est pour les garçons » : cette idée toute faite est-elle vraie, ou un stéréotype ?
L'essentiel
Filles et garçons ont les mêmes droits et les mêmes possibilités : c'est un principe de la République. Vous pouvez faire les mêmes études, les mêmes sports et les mêmes métiers. Ce qui crée des inégalités, ce sont les stéréotypes : des idées toutes faites comme « les filles sont douces, les garçons sont forts » ou « ce métier est pour les hommes ».
Ces idées sont fausses et elles enferment chacun dans un rôle. Au collège, refuser ces stéréotypes, c'est ne pas accepter les remarques sexistes ni l'idée que certaines activités seraient « réservées » aux filles ou aux garçons.
L'idée à retenir
L’égalité entre les filles et les garçons (et entre les femmes et les hommes) est un principe de la République : les mêmes droits, les mêmes possibilités et les mêmes chances, à l’école, dans les métiers ou le sport. L’obstacle, ce sont les stéréotypes (« les filles… », « les garçons… ») : ces idées toutes faites sont fausses et créent des inégalités ; il faut les refuser.
Comprendre
L'égalité entre les filles et les garçons, comme entre les femmes et les hommes, est un principe de la République : tous ont les mêmes droits, les mêmes possibilités et les mêmes chances. Cela vaut à l'école, dans les métiers, dans le sport et dans la vie de tous les jours. Pourtant, des inégalités existent encore, souvent à cause des stéréotypes.
Un stéréotype, c'est une idée toute faite que l'on répète sans réfléchir : par exemple « les filles sont douces et les garçons sont forts », ou « tel métier est fait pour les hommes ». Ces idées sont fausses, car elles enferment les personnes dans un rôle décidé d'avance au lieu de les laisser choisir. Or, les filles et les garçons peuvent faire les mêmes études, pratiquer les mêmes sports et exercer les mêmes métiers.
Les stéréotypes ne sont pas anodins : ils créent des inégalités, parce qu'ils découragent certains de faire ce qui leur plaît. Au collège, faire vivre l'égalité, c'est refuser les remarques sexistes (« c'est pas pour les filles », « tu cours comme une fille ») et l'idée que certaines activités seraient « réservées ». Retiens l'idée centrale : l'égalité filles-garçons est un principe qui donne les mêmes droits et les mêmes possibilités à tous, et lutter contre les stéréotypes permet de la faire respecter.
Le cours
L'égalité entre les filles et les garçons, et plus largement entre les femmes et les hommes, est un principe de la République française. Concrètement, cela veut dire que les filles et les garçons ont les mêmes droits, les mêmes possibilités et les mêmes chances : à l'école, ils suivent les mêmes enseignements ; ils peuvent choisir les mêmes études, pratiquer les mêmes sports et exercer les mêmes métiers ; rien dans la loi ne réserve une activité à un sexe plutôt qu'à l'autre. Pourtant, dans la réalité, des inégalités persistent.
L'une de leurs causes principales est le stéréotype. Un stéréotype, c'est une idée toute faite, répétée et généralisée, que l'on applique à un groupe entier sans la vérifier : par exemple « les filles sont douces, les garçons sont forts », « les garçons sont meilleurs en sciences », ou « certains métiers sont faits pour les hommes ». Ces idées sont fausses parce qu'elles ne tiennent pas compte de ce que chaque personne est et veut vraiment.
Surtout, elles ne sont pas sans conséquence : les stéréotypes créent des inégalités, car ils peuvent décourager une fille de choisir un certain métier, ou un garçon une certaine activité, simplement parce qu'on lui répète que « ce n'est pas pour lui ». Pour faire vivre l'égalité, il faut donc apprendre à reconnaître ces stéréotypes et à les remettre en question, à partir d'exemples concrets de la vie quotidienne : un métier n'a pas de sexe, un sport non plus, et les goûts ou les qualités ne dépendent pas du fait d'être une fille ou un garçon. Au collège, cela passe par des gestes simples : refuser les remarques sexistes et les moqueries, ne pas accepter l'idée que telle activité serait « réservée », et traiter chacun avec les mêmes attentes.
Respecter l'égalité filles-garçons, c'est garantir à toutes et à tous la même liberté de choisir et les mêmes chances de réussir.
Vois cette notion fonctionner : la scène animée, plan par plan →
Les erreurs fréquentes
- Croire que certains métiers, sports ou matières sont « faits pour les garçons » et d'autres « faits pour les filles ».
- C'est un stéréotype, une idée toute faite et fausse. Les filles et les garçons peuvent faire les mêmes études, les mêmes sports et les mêmes métiers : ils ont les mêmes droits et les mêmes possibilités.
- Penser qu'une remarque comme « c'est pas pour les filles » ou « tu cours comme une fille » est juste une blague sans importance.
- Ce type de remarque est sexiste : il s'appuie sur un stéréotype qui crée des inégalités et enferme chacun dans un rôle. Faire vivre l'égalité, c'est refuser ces remarques et l'idée que certaines activités seraient « réservées ».
Tu maîtrises la notion si…
- Expliquer que l'égalité filles-garçons est un principe de la République : les mêmes droits, les mêmes possibilités et les mêmes chances.
- Définir un stéréotype filles-garçons (idée toute faite et fausse) et expliquer qu'il crée des inégalités.
- Donner un exemple de la vie quotidienne pour argumenter contre un stéréotype et refuser une remarque sexiste.
Vérifie que tu as compris
Que signifie l'égalité entre les filles et les garçons ?
Réponse Filles et garçons ont les mêmes droits et les mêmes possibilités
L'égalité filles-garçons, ce sont les mêmes droits et les mêmes chances pour tous. Les stéréotypes (« métiers de garçons », « métiers de filles ») sont faux.
Laquelle de ces phrases est un stéréotype de genre à combattre ?
Réponse « Le football, ce n'est pas pour les filles. »
Affirmer qu'une activité est réservée à un sexe est un stéréotype faux : filles et garçons ont les mêmes droits et peuvent choisir librement.
Document 1 : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme. » (préambule de la Constitution de 1946, alinéa 3). Document 2 : « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales. » (Constitution de 1958, article 1er, depuis 2008). Ces textes prouvent-ils que l'égalité femmes-hommes est atteinte dans les faits ?
Réponse Non : ils fixent un principe et un but ; pour la réalité, il faut d'autres documents, des chiffres
Un texte de loi dit ce qui DOIT être : il garantit un droit (1946) et fixe un but à atteindre (« favorise », 2008). Pour savoir si l'égalité est réelle, il faut des données (salaires, élus, métiers). Confondre ce que la loi garantit et ce qui se passe réellement est l'erreur de la première réponse ; ces textes sont toujours en vigueur (le préambule de 1946 fait partie de notre Constitution) ; « favorise » dit au contraire qu'il reste à agir (contresens).
S'entraîner sur cette notion
La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.
Ouvrir cette scène dans Azulma →Les quatre étapes pour maîtriser cette notion
L’égalité filles-garçons : un principe de la République.
Mêmes droits, mêmes possibilités, mêmes chances.
À l’école, dans les métiers, le sport : les mêmes chances.
L’obstacle, ce sont les stéréotypes.
Les stéréotypes sont faux et créent des inégalités.
Chacun est libre de choisir.
Mêmes possibilités pour tous : refuser le sexisme.
C’est un stéréotype, pas un fait.