SVT · 3ᵉ

Résistance bactérienne

SVT 3ᵉ Microbes & immunité

Certaines bactéries survivent à l’antibiotique. Comment est-ce possible ?

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En une phrase

Parfois, quelques bactéries ne sont pas détruites par l'antibiotique : elles y résistent. Si on utilise les antibiotiques trop souvent ou mal, ce sont surtout ces bactéries résistantes qui survivent et se multiplient. L'antibiotique devient alors de moins en moins efficace.

L'idée à retenir

Quelques bactéries résistent déjà : l'antibiotique tue les sensibles, les résistantes survivent et se multiplient. En abuser sélectionne la résistance.

Comment ça marche, étape par étape

  1. Avant le traitement, dans la population, quelques bactéries portent déjà, par hasard, une protection contre l’antibiotique : elles sont résistantes.
  2. L’antibiotique trie : les sensibles éclatent, les résistantes survivent et se multiplient. Ce n’est pas une habitude, c’est une sélection — et bientôt toute la population résiste.

Comprendre

Dans une population de bactéries, certaines portent par hasard une particularité qui leur permet de survivre à l'antibiotique. Quand on utilise l'antibiotique, les bactéries sensibles meurent mais les résistantes survivent et se multiplient : c'est une sélection. L'usage excessif ou incomplet des antibiotiques accélère ce phénomène.

Important : c'est la bactérie qui devient résistante, pas la personne.

Le cours

La résistance résulte de variations génétiques (mutations, gènes échangés entre bactéries). Sous la pression de sélection d'un antibiotique, les bactéries sensibles sont éliminées et les résistantes prolifèrent : la proportion de résistantes augmente. Mésusages favorisants : antibiotiques contre des virus, doses ou durées non respectées, usage massif.

L'antibiorésistance est un enjeu de santé publique. D'où l'usage raisonné : antibiotique seulement quand nécessaire, à la bonne dose, sur toute la durée prescrite.

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Les erreurs fréquentes

C'est mon corps, ou moi, qui deviens résistant aux antibiotiques.
Ce sont les bactéries qui deviennent résistantes, pas la personne.
La résistance apparaît parce que l'antibiotique rend les bactéries plus fortes.
L'antibiotique ne rend pas les bactéries plus fortes : il sélectionne celles qui résistaient déjà, qui se multiplient ensuite.

Tu maîtrises la notion si…

  • Expliquer la résistance bactérienne comme une sélection de bactéries survivantes.
  • Argumenter en faveur d'un usage raisonné des antibiotiques.

Vérifie que tu as compris

  1. Qu'est-ce que la résistance d'une bactérie à un antibiotique ?

    Réponse La bactérie n'est plus détruite par l'antibiotique et continue à se multiplier

    Certaines bactéries résistent à l'antibiotique : elles survivent et se multiplient. L'usage raisonné des antibiotiques limite l'apparition de ces résistances.

  2. Un graphique donne, en France, la part de staphylocoques dorés résistants à un antibiotique (la méticilline) parmi les souches analysées : 33,2 % en 2001, 21,5 % en 2010. Comment évolue cette résistance ?

    Réponse Elle diminue : environ une souche sur trois en 2001, une sur cinq en 2010

    On lit deux pourcentages : 33,2 % puis 21,5 %, la part de souches résistantes a donc baissé. La résistance peut reculer mais reste présente : environ une souche sur cinq en 2010.

  3. Dossier. Document 1 — En France, part des staphylocoques dorés résistants à un antibiotique, la méticilline, parmi les souches analysées : 33,2 % en 2001, 21,5 % en 2010 (réseau européen de surveillance EARS-Net). Document 2 — Sur une boîte de bactéries, une zone sans bactéries de 25 mm entoure la pastille d'antibiotique A ; autour de la pastille B, les bactéries poussent jusqu'au contact (mesure de classe). Question du sujet : « Comment évolue la résistance du staphylocoque doré à la méticilline en France entre 2001 et 2010 ? » Quelle conclusion répond exactement à la question ?

    Réponse Elle recule : la part des souches résistantes passe d'environ un tiers à environ un cinquième.

    La question demande une ÉVOLUTION entre deux dates : la bonne conclusion la nomme (un recul) avec les deux valeurs arrondies. La phrase sur les pastilles répond à une question voisine (à quel antibiotique cette bactérie résiste-t-elle ?), avec le document 2. La phrase sur les virus est exacte mais hors de la question. « En 2001, 33,2 %… » reprend une seule donnée sans conclure.

S'entraîner sur cette notion

La scène s'anime pas à pas, la mascotte t'explique, puis tu t'entraînes. Gratuit pour commencer.

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Les quatre étapes pour maîtriser cette notion

Reconnaître

Une population de bactéries ; l’antibiotique arrive. Sont-elles toutes pareilles ?

Le mot dit tout : une bactérie résistante SURVIT à l’antibiotique alors qu’il devrait la tuer. Repère celles qui restent debout.

Comprendre

Sous l’antibiotique : regarde lesquelles ont éclaté, lesquelles restent et se divisent.

Suis le tri : l’antibiotique élimine les sensibles, mais les rares résistantes restent. Seules, elles se multiplient et prennent toute la place.

Expliquer

La même population après un 1er, un 2e, un 3e traitement : compte les résistantes.

Plus on en prend, plus on élimine les sensibles et plus on laisse les résistantes gagner du terrain. L’abus fabrique la résistance.

Transférer

Traitement arrêté au jour 3 (à gauche) ou terminé au jour 7 (à droite) : que reste-t-il ?

Le bon geste découle de la logique : aller au bout du traitement et n’en prendre que si c’est utile, pour ne pas sélectionner les résistantes.

Dans le même chapitre

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